‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 201 sur 258 · D ALBE · texte numérisé non relu

D ALBE

Je saurai retrouver d'amont et ses complices.

ÏHILIPPE.

Je suis coûtent de tous, Gomès, ei vos services Jamais d'un cœur rojal ne seront oubliés.

□ OlfÈS.

Reprenez vos bienfaits ; je les ai trop payés. Je frémis à vos yeux de mon obéissance.

Le prince m'aime encore , et j'aimai son enfance : Je voudrais moina d'éclat, sire, et plus de repos.

Du repos! en est-il au sein des noirs complots? Lorsque, dans mon palais, on fils qni me déteste Méditant ta révolte, aspirant k l'ïnceste, Dévore ma couronne, et calcule mes jours, Quand il m'ose avouer ses coupables amours , Quand la rébellion n'a rien <pii l'épouvante ? Gomès, avec d'Egmont la reine était présente?

GOMÈS

Oui, sire.

Elle a connu...

aouès.

J'ai rempli mon devoir :

Je n'ai pu sur la reine et n'ai rien dA savoir.

Elle aussi , me trabir ! k ce point crimineUe !

ffon. Sam doute elle ignore... On parlait devant elle: Elle sait tout. Eh bien, elle a tout combattu; Et Von n'est point perfide avec tant de vertu. Feria, que partout Taa garde soit doubla ; CoDunandez, Médïua, si la ville est troublée; Xjerme, qu'Élisabetb se présente à mes yeux, Dès que l'inquisiteur aura quitté ces lieux : Allez ; de mes motifs n'instruisez point la reine. Vous, d'Âlbe, attendez-moi dans la chambre prochaîne, Gomès, voyez le prince; il doit compter sur vous; Grands, du secret fatal vous me répondez tous; Suivez d'Âlbe, et veillez au salut de l'empire : Approchez, Spînola, vous que le Gel inspire.

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