ACTE I, SCÈNE II
n faut qa'un nonid sacré, contraint ou volontaire , Répare votre honte et celle d'une mère :
Sachez de vos deslins supporter la rigueur ; Ne les oubliez plus , et domptez votre coeur.
AMÉLIE
Ce cœur que sont vos lois j'ai fait plier sans cesse
Connaît la modestie , et non pas la hassesse.
Ce discours vous surprend : si j'ai pu m'égarer,
MoDtrez-moi mon erreur, et daignez m'éclairer.
Comment suisse flétrie avant que d'être née ?
Ah ! je n'ai point choisi ma triste destinée ;
Ce n'est pas d'un hasard que doit rougir mon front;
Mon sort est un malheur , mais non pas un afi&ont.
Voos avez autrefois accueilli mon enlànce -,
J'ai long'temps de votre ame éprouvé l'indulgence ; ,
Et, malgré vos rigueurs, je ne croirai jamais
Avoir acquis le droit d'oublier vos bienfaits.
Mais sachez me cennaitre , et plaignez Amélie :
Ces mortels méprisés dont j'ai reçu la vie ,
Dans le sein qui m'anime ont mis une fierté
Qu'on ne (ait point flédûr par la sévérité.
Soumise k la douceur., je fus long-temps timide ;
C'est votre dureté qui me rend intrépide :
Maïs puîsqu'enfin je ptds vous expliquer mes vœux,
D'une ame Bbre et pure écoutez les aveux.
Au pied de cet autel , qui fut long-temps sinistre ,
De l'Etemel bientôt je verrai le ministre ;
Ne fondez plus d'espoir sur ma timidité ;
Je ne mentirai point au Dieu de vérité.
D'autres oot prononcé le serment de la crainte :
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Voas entendrez nu bouche , incapable «le feinie , Rejeter loin de moi des liess que je hais :
Voilà dèc aujourd'hui le serment que )e ùàs.
i.'ab>£$se.
Ah ! je ne reçois point ce serment sacrilège. Adieu. Gardez-vous bien de tondier dans le piège ; Vous avez mis un terme à ma t^dre amiUé ; Mais je veux écouter an reste de pitâè.
A vos premiers désirs cessez d'être infidèle ; C'est la nécessité , c'est Dieu qui vous affile ; Immolez à ce Dieu vos faibks volontés :
Je saurai vous punir, si vous me résistez.