ACTE I, SCÈNE IV. 40J
CASSICS.
Est-il vrai ? Porcie. . .
bihtus.
Elle a TÀ;a.
Son trépas me coofteme et ne m'a point Taincu. J'apprends de Décimas cette triste nouvelle.
CISSITJS.
Je t'insultais au sein de ta douleur cruelle, Et Brutus est encor fidèle à l'aniitië !
BKDTDS.
Va , je connais ton cœur, et tout est oublié.
( A Porcius. } Gardons-nous d'amollir cette austère journée; D'un œil calme et serein cherchons la destinée; Combattons, Porcius; si nous sommes vainc^urs, Nous trouverons le temps de lui donner des pleurs.
STATU, ms.
Que de vertu!
POBCIUS.
Brutus , ta nt^le voix m'enflamme ; Ton exemple est ma règle ; il agrandît mon ame ; £t je ne serai point, je t'en donne ma foi, Indigne de mon père et d'un chef tel que toi.
Soyez dignes de vous, compagnons intrépides.
Si j'étais entouré de citoyens timides, Je ferais, je l'avoue, éclater à vos yeux Une sûre victoù« et la ùveur des dieux.
hyGôo^le
4o4 BRUTUS ET CASSIUS.
Je parle à des héros : sur la plus noUe cause
Vainement quelquefois l'éijuité se repose ,
Et des cieux, trop souvent, les sublimes décrets
Ont prête leur faveur à d'injustes projets.
Nous sommes tous Romains ; nous n'avons rien à craindre ;
Non, rien*, dât à jamais la liberté s'éteindre ;
Mais de Rome et du monde il faut mieux espérer :
Amis, pour le combat allons tout préparer.
ACTEn, SCENE I. 4o5