BRUTUS, PORCIE, FULVIE
IjES cm que tout le camp jns^oes au del envoie , Et notre étonnement, et nos transports de joie, Après tant de douleur ne te surprendront pas : On avait répandu le bruit de ton trépas.
Épouse de Bmtus, compagne de ma vie, Je te revois encor! tu ne m'es point ravie, Décimus m'annonçait que tu se vivais plus.
POKCIE.
Des récits in<Uscrets ont trompé Décimus.
Des tyrans, disait-on, la cruauté jalouse Persécutait Brutus jusque dans son épouse.
D'une main mercenaire empruntant le secours
hyGoo^le
4o6 BRUTUS ET CASSIUS.
On croyait que leur rage avait tranclié mes jours.
Voulant cacher à tous mes projets, mou absence.
Je n'ai pas étouffé ces brmts dans leur naissance.
Un afiraDcbi fidèle à nos grands intérêts
M'a conduite en ces lieox par des chemins secrets ,
£t son zèle partout ,* partout notre silence
A trompé des tyrans Ta sombre vigihince.
J'arrive, et je jouis de tes embrassemens ,
Et je dois oublier en de si doux momens
Tous ces cruels chagrins, qui depuis cinq années,
Des amis de Brutus troublent les destinées.
Les vengeurs des Homains vont-ils tenter le sort?
SBDTUS.
Oui, ce jour est marqué pour un si noble efibrt!
FOKCIB.
Ce jour même!
BKVTCS.
Ce jodr, et les 'Romains' peut-être S'en vont revivre encore et n'auront plus de maîu«.
PORCIE
Cest se hiter beaucoup. Vous auriez pu du moins Ménager du sénat la prudence et les soins.
BRUTUS
Nous!
POBGIE.
Vaincus cette fois, rien se peut vous défendre.
BItVtVS.
Rome est vendue au jong; que pouvais-je en atiendi-o?
hyGoogIc