‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 251 sur 258 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BRUTUS, PORCIE, FDLVIE, soldats portant le corps de Cassius.

VORCIE.

Gel!

seutus.

Ose contempler ce spectacle odieux.

Le sort a 'de César embrassé la défense ; Ombre du dictateur jouis de ta vengeance.

Le protecteur des lois et l'ami de Bnitus , Le dernier des Romains, c'en est fait, il n'est plu. Ah ! des plus vils tyrans si le sort est complice , Que devient désonnais l'éternelle justice ?

Porcie , il n'est donc plus ! et j'en suis séparé ! Oh! vois ces traits sau^ns, ce corps défiguré,

hyGoo^le

Vois ces yeux (ju'allnmut une béroïqne flamme; Vois ce cadavre éteint : là fiit une grande ame ; Là respirait l'honneur; et sache qu'aujourdlini Les cieux n'éclairent plus de Romains tel que lui.

POKCIZ.

Calme ces vains transports oit ta douleur se livre'. Libre et couvert de gloire il a cessé de vivre} Rappelle en ce moment ta stotque vertu.

BBTJTtrS.

Et quel esprit si £er n'en serait abattu?

Quoi ! de deux scélérats les trames fortunées

Feront toujours pâlir nos grandes destinées!

Dieux! si vous existez, grands dieux! dieux immorielsl

Justifiez nos vœux, notre encens, vos autels.

Grands Dieux ! votre courroux est plus fort que le oâtre;

Ils ont bien mérité de périr l'on par l'autre.

Tombe , tombe sur eux le prix de leurs forfaits !

Entendez l'Univers dans les vœux que je Ëiîs,

Exercez à la fin des rigueurs légitioies,

Et ne vous trompez plus sur le choix des victimes.

Malheureuse! quel est ce guerrier tout sanglant, Qui dirige vers nous un pas faible et tremblant? Straton lui sert de guide. O fortune contraire! Il approche. C'est lui. .

hy'G octale

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