SCENE III
BRUTUS, PORCIE, FULVIE, PORdUS-CÀTON, l'épée à la main, soldats, le corps de Cassiiu.
POKcms.
Viens j Bmtas.
Faut-il aosû te perdre ?
FOKcms.
Et qa*iinporte , ma sœor ?
D'osé si belle mort conçois mieux la douceur. Mais je prétends ailleurs en goûter tons les charmes, Puisqu'on nous a laissé du courage et des armes. Tu t'es trompé , Brutus , rien n'est désespéré : Ton coeur sur les Romains doit être rassuré ^ Us savent tous mourir; et , si tu veux m'en croire. Peut-être nous allons ressaisir la victoire.
Conduis-nous; nos soldats, un moment el&ayës, De tous cêtés, Brutus, sont déjà ralliés.
Viens , leurs vœux enflammés, leurs glaives tedemandent. Et dans la plaine encor les tyrans noiis attendent. Si je pouvais les joindre,- et par d'illustres coups Venger de Casàus les mânes en courroux!
Viens, toutefois mon sang coule pour la patrie; Que je lui donne encor. les restes de nia vie.
hyGoo^le
BBCTTIS.
Nous tnéniioiu, uns doute, un sort moins rigoureux, Vous, portes dans le camp ce Romain générenz. Guerriers , tous les honneurs qu'un héros peut prétendre Après notre combat qu'on les rende & sa cendre. Ces restes , chère épouse , ils sont sacrés pour moi , Et je ne veux ici les confier qu'à loi.
Songe à ce dernier prix qu'exige ma tendresse. Adieo, Porcie.
[ n embfMia PoTcw. )
Straton, notre ji Jadis, il t'en souTÎent, eut les mêmes penchans. Tu n'as point oublié qu'en de plus Iieureox temps Nous nous sommes promis une atnîtié fidèle; Viens, je sens qu'aujourd'hui j'éprouverai ton zèle. Demeure auprès de moi.
voscic.
Dieux pniwans!
BKQTVS.
PorcinSt Allons mourir ensemble. Attends nous, Cassius. ( Lm ttUtU emportent le cotpe de CadiiM.)
hyGoo^le
ACfElII, SCÈNE IV. 437