‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 26 sur 258 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

IIADRE.

Dqmts (pinze aos , c'est U qu'elle est mourante. C'est moi qui tous les jours , à l'aurore naissante , Lui porte en ce cachot de tristes alimfnu , Qui de ses jours flétris prolongent les tourmens.

AKÉLIZ.

Des femmes ont osé ! . . . mais apprends-moi son crime.

ISAUKB.

Je l'ignore.

AMELIE.

Quel est le nom de la nctîme ?

ISIUKC.

Hélas ! je ne sais rien que ses revers affi-eux.

AMÉIIE.

Plutôt que de former d'abominables nœuds, Près d'elle, en ce tombean... Que son sort mHntëressel S) votre ame pour moi ressent quelque tendresse...

ISAQKI.

En doutex-Tons?

AMtLIE.

Je veux U v<âr, et liû parler.

tSAOKB.

Vous, ma fille!

AHÉI.IB.

A l'instant.

ISADKS.

Vous me faites trembler.

hyGoo^le

Votu voulez...

Compatir à sa doulear mortelle , Peut-être Fadoiicir, m'affiîger avec elle, RecneiUir ses sanglota, entendre ses malheurs, Et de ses yeux moorans essuyer quelques pleurs.

ISADBE.

Moi ! je TOUS conduirais.

C'est trop vous en défendre.

ISAVKE.

Mais vous ne songez pas qu'on pourrait nouâ surprendre.

AMÉLIE

Je vous suivrai de loin ,. lentement , pas à pas ; Les yeui de nos tyrans ne nous surprendront pas. Vers la victime enfin mon ame est entraînée : A soulager ses maux ^e me sens destinée.

Venez.

■ SAURP.

Vous l'exigez.

AMÉLIE

Xembrasse vos genoux.

ISAORE.

Stùvez-nun , mon en&nt : ciel , prends pitié d« nous !

hyGoogIc

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