‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 33 sur 258 · IIÉLIE · texte numérisé non relu

IIÉLIE

Cet époux à votre ame est-il présent encore ?

HÉLOÏSE

Mon coeur |dus'quâ jamais le regrette et l'adore.

, IHÉLIE.

Pardonnez , Héloïse ; en cet afireux séjour, Comment n'avez-vous pas étouffé votre amour P

HiLOÏSE.

Moi, Fétonâer, grand Dieu! moi j'oublierais d'Elmance ! En cessant d'y penser mon désespoir conunence.- Étouffer mon amour! j'eusse expiré sans lui ; n guérit tous mes maux , il est mon seul appui ; C'est le dernier roseau que du fond de l'ablme y De sa main défaillante ait saisi la victime.

Hélas ! morte au présent , j'ai vécu d'avenu ,

Du nom de mon époux , .et de son aouvenir :

Près de lui , sur ses pas , j'ai revoie sans cesse A ces champs fortune , iémoins de sa tendresse ; Je recevais sa foi , fenteudaîs ses soupirs , Mes désirs s'unissaient à ses brùlans désirs ; De ce réye enCti^n^r je goûtais le mensonge : Partout où l'on respire on n'«st heureux qu^en songe Ne puis-jç ,au moins pavoîr si d'^mance est virant , S'il se souvient ^ m(>i,,s'U, me nomme souvent, Et s'il h^te jcocj^r ^ette heure^e contrée Où d^un époux chéri je vivais adorée.

Sa fille , mon enfant , ce doux présent des cieuK , Jamais dans ce tombeau n'a consolé mes yeux : On l'écarté avec soin des regards de sa mère. Ou peut-^toe la mort a ^m sa misère.

UIËLIE.

Quoi ! c'est peu d'ignorer le sort de votce.:époux : Celui de votre enfant n'est point connu de vous ?

SÉLQÏSE.

Vous yoyez.

AMÉLIE

Dans ce cloître die a reçu fa vie ?

HÉLOÏSE

Presque dès sa naissance elle nteiful ravie.

Elle éprouvait déjà pea pcemières .Routeurs,, Et coimpettçait ,à vivre en conn^issi^it .les .pleurs. Elle était dans les hr^s , sur le sein de «a mère j Je caressûs ma fille , et j'appdsis son père :

hyGoogIc

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