ACTE IV, SCÈNE II
S'eniîiir avec hoireui' loin de ce dottre impie.
BÉLOisE.
Est-il vrai ? mon en&nt n'est donc plus en ces lieux ?
18ADRB.
Elle en est déji loin.
BÉLOÏSE.
Soyez bénis , 6 cîeux !
Pour la première fois voua m'avez exaucée. Quoi ! ma tendre Amâie... Elle n'est point blessée P
IS&ITKE.
Non , non ; tous les dangers ont respecté ses jours j Une invisible main lui prêtait son secours :
S'arracbant de vos bras , votre fille éplorée Quitte ce sombre abîme , éperdue , égarée , Traverse le jardin, vole, et, sans balancer.
Sur le mur aussitôt je la vois s'élancer.
L'éclair est moins rapide , et-d'un &ible treillage ; Ses mains, ses pieds à peine agitaient le feuillage< Monter, franchir le mur fiit pour elle un instant ; Je la cbercbe des yeux , je l'appelle en tremblant ; Je ne la voyais point , et déjà , dans la rue , Sa voix me répondait quand je suis accourue.
Le ciel, at-elle dit, vient dé me conserver; Va rassurer ma mère , et je cours la sauver.
BÉLOÏSE.
O ma fille I 6 mon sang ! tu me rendras )a vie I
ISADKB.
Des femmes de ce lien craignez la troupe impie :
hyGoogIc
Elles vont votu punir ; sans donte leurs fureo;^
S'eflbrceront encor d'augmenter vos malheurs.
aiLOïsE.
Les augmenter ! l'enfer n'oserait y prétendre.
ISAVRB.
Dans ce noir souterrain je les entends descendre.
b£loï8e.
Ma fille est loin d'ici ; je ne sens plus d'effitii.