‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 49 sur 258 · L ABBESSE · texte numérisé non relu

L ABBESSE

Om , vom serez pmiie.

BËLOÏSE.

Grand IKeu ! tu n'ies pdint Ias dS tailt de tyrailnie !

ISiUKE.

C'est c6nu« mon aveu...

l'abbesse. *

Grayés-vous m'^nïserP Isaure , il n'est {dm tetnps de me rïea d^niser. C'est pal' vous qu'Amâie en ces lieux fut cimduite^ Et vons avez eRcor favorisé sa fùîie.

FÉNÉLOW.

Elle anssi , cette eniànt , vous vouliez ropprimer ! La victime est si jeune , Isaure a dâ l'aimer.

l'abbbsse.

Quel intérêt vous touche en faveur d'Amélie?

RtLOÏSE.

N'est'^e pas dans mon sein qu'elle a puisé I3 vie?

l'àbbesse.

Qui VOUS a dévoilé ces importans secrets ?

HÉLOÏSE

La nature et nos cœurs. Je sais tous vos torùàts.

l'àbbesse.

Rougissez, et cachez votre honte étemelle.

HÉLOÏSE

C'est moi qui dois rougir? moi , qui suis criminelle ?

Âh ! regardez le ciel , barbare , et jugez-vous.

S'il daignait aujourd'hui décider entre nous ,

De l'arbitre étemel si l'arrêt redoutable

De nous deux à l'instant frappait la plus coupable ,

& les foudres vengeurs tombaient pour l'accabler!...

Vous vous rendez justice , et je vous vois trembler.

l'àbbesse.

Quelle est donc cette audace? et que viens-je d'entendre? A vous justifier oseriez-vous prétendre ? Ne vous souvient-il plus qu'un aibpnr criminel Tous A fiût aériier l'abandon paternel ?

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