‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 58 sur 258 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FÉNÉLON, D'ELMANCE, clergé, peopib.

VJES applaudissemens, ces transporu d'allégresse, Ces pleurs que tous versez, ces marques de tendresse, Sans que je les tnérite ont droit de m' émouvoir. D'un homme et d'un prélat j'ai rempli le devoir; Ce n'est pas moi , c'est Dieu qui sauve la victime; C'est lui qui m'envoya , lui qui m'ouvrit l'abîme ; Dans la nuit du tombeau lui-même est descendu. Allez. C'est un beau jour : qu'il ne soit point perdu. Craignez ces passions qu'un long remords expie. L'ambition, l'orgueil, le fenatisme impie :

Pères, de vos enfàns ne forcez point les vœux : Le ^el vous les donna , mais pour les rendre heureux.

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