DE HOBESPIEBRE ET J)E SES COMPLICES
[fe>iTial,Fau Mcoud de lalUf oblique. — Juin i79{-]
\J vaisseau de l'État , fiiis un dernier effort : Vaisseau , battu par les orages ,
Tes m&ts sont renversés ; viens regagner le port : Ces rochers qu'halnte la mort, Sont témoins d'assez de naufrages.
Vois-tu, le fer en main, le meurtre dans les yeux, Grandir l'anarcliie aux cent tètes?
TOHEn. 9
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i3o ODE SUR LA SITUATION
Ainsi , da «ein des mers s^ëlevant jusqu'aux cieux , JaiUit le géant furieux Que vomit le cap det tempêtes,
Lorsque, précipités par la Airem de l'or, Les Jasons de Lusilanie
Souillant de leur empire une onde vierge encor. Sur l'océan d'Adamastor Faisaient voguer la ^rannie.
O de nos jours de sang quel opprobre étemel!
C'est Catiliaa qui dénonce I
Vargonte et Lentulus dictent l'arrit mortel; Tullîus est le criminel :
Céthégns est juge, et prononce.
Des forfaits autrefois les vils machînateurs Conjuraient avec la nuit sombre :
Os û^ent maintenant au rang des Sénateurs, Et les poignards conspirateurs Ne sont plus aiguisés dans l'ombre.
Le génie indigné baisse un front abattu
Sous l'ignorance qui l'opprime :
Du nom de liborté le meurtre est revêtu ;
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DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. i3«
Et l'audace de la vertu
Se tait devant celle du crime.
Le délateur vendu, pour prix de ses poisons, Baigne dans l'or ses mains avides ;
Et des Pères conscrits les respectables noms , Des Marius et des Carbons Convrent les tables homicides.
Le peuple est aveugla par ses vils ennemis ;
Des Gracchus la mort est jurée :
Viens, Seplimuléîus, viens, meurtrier soumis,
Contre l'or qui te fîit promis
Échanger leur tète sacrée.
Liberté des Français , que d'in&mes complota Ont ralenti ta noble course !
Un monstre a dévoré nos fruits k peine édov : Le sang s'est mêlé dans tes flots Si purs , si brîllans k leur source.
Sur ton front, jeune encor, dieux! quel souffle infernal Fléttirait tes palmes aldères !
Vas>tu donc ressembler à ce fleuve in^al Qui , de son opulent cristal , Baigne le nord de nos frondères?
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lîî ODE SUR LA SITUATION
Né sur le Saint-Gothard, an milieu des torrem , Fils impétneuz des montagoes ,
Le Rhin, dans sa naissance, ennemi des tjrans, Des Saisses, des Gennaine, des Francs, Fertilise au loin les campagnes.
Dans ce vaste jardin, par ses flota embelli, n épanche une urne féconde :
Bientôt ruisseau stérile, et sans cesse aflkiblï , B court dans la fange et l'oubli Cacber l'opprobre de son onde.
Ab! le Peuple français repousse arec borreor Ces flétrissantes destinées.
Liberté, cheu les rois va porter la terreur; Parmi nous répands le bonheur, Comme en tes premières journées !
De la plaine de Mars où sont les jeux charmans ?
Où sont les fêtes solennelles Qui, dans la France entière, au milieu des sermens,
Voyaient, par mille embrassemens ,
S'unir nos cités iratemelles !
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DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. i33 Le soleil, souriant à notre liberté,
Hâtait le coucher de l'aurore , Et sot l'autel sacré planant atec fierté,
De 30D immort^e clarté
Dorait t'éiendard tricolore.