‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 68 sur 258 · I.» nuit succède au joar, et le cr^e du deuil · texte numérisé non relu

I.» nuit succède au joar, et le cr^e du deuil

Couvre nos villes désolées :

La licence aujourd'liui triomphe avec orgueil ;

La liberté marche au cercueil :

Les lois l'accompagnent voilées.

Vulcain, vainqueur du Xante, au fond de ses roseaux

Portait la flamme dévorante :

Ainsi le iànatisme, agitant ses flambeaux ,

Embrase et soulève les eaux

De la Loire et de la Charente.

Philippe, «'est ainsi qu'en tes champs iiAïuiBaÎDS,

De lole on vit l'image errante , Le diadème au front , le glaive entre ka mains ,

Combattre les derniers Romains

Et la République expirante ,

Quand Brutns, ne voulant ni régner ni servir, Voyant Rome â jamais flétrie:

hyGoo^le

i34 ODE SUR LA SITUATION

Accuaant la vertu qui le faisait périr,

Confondit son dernier soupir

Arec celui de la patrie.

De la France éperdue infortunés enfàns , Contemplez sa douleur amère ;

Déposez votre rage et vos glaives sanglans :

Ne vous battez plus dans les fiancs De votre déplorable mère.

O terre des Gaulois , redoutables remparts , Cbamps fortunés, douce contrée,

Bords chéris d'Apollon, de Cérès et de Mars, Terre hospitalière des arts, Sois libre, opulente, adorée l

Tous les rois sont armés pour déchirer ton snn ; A leurs yeux rien ne pent t'absoudre :

Mais InenuSt, si tu veux mériter ton destin, Le colosse répuUicain Réduira tons les rois en poudre.

Imprimant sur ton sol un pied profanateur.

Ils osent te porter la guerre :

Ds trouveront la mort : Peuple triomphateur.

hyGoogIc

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