I.» nuit succède au joar, et le cr^e du deuil
Couvre nos villes désolées :
La licence aujourd'liui triomphe avec orgueil ;
La liberté marche au cercueil :
Les lois l'accompagnent voilées.
Vulcain, vainqueur du Xante, au fond de ses roseaux
Portait la flamme dévorante :
Ainsi le iànatisme, agitant ses flambeaux ,
Embrase et soulève les eaux
De la Loire et de la Charente.
Philippe, «'est ainsi qu'en tes champs iiAïuiBaÎDS,
De lole on vit l'image errante , Le diadème au front , le glaive entre ka mains ,
Combattre les derniers Romains
Et la République expirante ,
Quand Brutns, ne voulant ni régner ni servir, Voyant Rome â jamais flétrie:
hyGoo^le
i34 ODE SUR LA SITUATION
Accuaant la vertu qui le faisait périr,
Confondit son dernier soupir
Arec celui de la patrie.
De la France éperdue infortunés enfàns , Contemplez sa douleur amère ;
Déposez votre rage et vos glaives sanglans :
Ne vous battez plus dans les fiancs De votre déplorable mère.
O terre des Gaulois , redoutables remparts , Cbamps fortunés, douce contrée,
Bords chéris d'Apollon, de Cérès et de Mars, Terre hospitalière des arts, Sois libre, opulente, adorée l
Tous les rois sont armés pour déchirer ton snn ; A leurs yeux rien ne pent t'absoudre :
Mais InenuSt, si tu veux mériter ton destin, Le colosse répuUicain Réduira tons les rois en poudre.
Imprimant sur ton sol un pied profanateur.
Ils osent te porter la guerre :
Ds trouveront la mort : Peuple triomphateur.
hyGoogIc