‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 92 sur 258 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

TIMOLÉON, TIMOPHANE, DÉMARISTE.

DÉHÀIttSTE.

Aux acfceas du vieillard Corinthe se rassemble ; Dans la place publique on va vous voir ensemble , Vous , au nom de l'état , mes enfans , aimez-vous ; A l'instant fortuné, qui nous réunit tous, M'attristez point les pleiws que verse ma tendresse, Et de» bons citoyens partagez l'allégresse.

Oubliez vos débats , en voyant ce séjour Tout rempli du héros qui vous donna le jour; Que sous le froid «brcueil son ombre ensevelie, Parle à ses deux en&ns et les réconcilie.

TIMOPHAHE.

L'amitié de mon frère est un besoin pour ;uoi. tiholAon, , Si tu chéris l'élat, tout mon coeur est à b».

hyGoo^le

i?» TIMOLÉON.

DiMABlSTE.

Ma main sur ce tombean joint vos mains fraternelles. Et toi , qui nous entends des voûtes éternelles , Guerrier, dont je crois voir les mânes attendris Tressaillir sous le marbre à l'aspect de tes fils ; Que ce généreux couple, à ta vertu fidèle, Dans le sentier de gloire atteigne son mod^.

Et digne , ainsi c^e toi , du nom de cito^a , Mêle dans tous les coeurs son*sonTenir au tien. Et moi qui t'adorai , quand sur la sombre rive Ton ame appellera mon ame fu^tive \ Quand , de ma destinée interrompant le cours, lia nature viendra redemander mes jours, Puissé-je m'écrier : « Corinthe est satisfaite! » Je fus épouse et mère , et j'ai payé ma dette ; » Long-temps de mon époux j'^i partagé Fêclat, n Et je laisse en mourant deux soutiens i l'état. »

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