SCÈNE PREMIÈRE
AZÉMÏRE, TUREMNK.
Quoi ! madame y est-U vrai qu'au sein âevatte c Le Soudan de'SSeée a devancé le jovir?
Que lei dirétiens dé&iu ont rëlaUi sa ^oir» , Et qu'il vient rédamer k prix d'une, uctein ? Il vQiia «imaît, madame.
Âh ! ce n'est point à vous D'oser en concevoir des sentimens jaloux.
11 menace , il comptait sur ma reconnaissance ; S'il a va mes dangers , s'il a pri« ma défense , Cette nuit de nos murs s'il est rentré vainqueur. S'il aime , il faut que j'aime , et je lui dois mon cœur. Ah ! qiuind ce cœur volait au devant de ton âme , Tu n'as pas eu besoin de commander ma flamme. Que dis-je? Tu m'aurais prescrit de te haïr.
Mon cœur en te voyant n'aurait pu t'obéir.
n obéit AU ciel qui fait jna destinée,
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f ACTE II, SCÈNE L a
Et brave àa *o«dan l'arrogance étonaéev n me parbdt en nuîtrp , asMré qu'aujourtl'kw , Je devais ea lui seul contem^^er moB af^oî.
Mais il sait , un monem je iie pus me cmtnùiHtM , Il sait qae désormais je oV plus rieo à craindre. Qu'un autre a su me plaire , et qu'un aulr* «ux sonàats. .
Moi l «oatre dm ehrdtiena ! ne vous en flattes pa«. Moi! que de tous Les du^qs eséeraUe bosMcide, Taifle sur vos remparts chercher le parricide ! Hélas l Bouillon m'aimait', et l'aurais-^e oubUé ? Us me scot tou* vois de sang «a A'iBÔêé-f '■ ■ ' . Mon pire , eotre len» «ains ronetUBt »b jtnmf^ : « Tenez , chrétiens , voici l'espoir de ma vieillesse , » Daignez former son Èœur, vefllez toujours sur lui». n pleurait. Dieu ptiiwsnt I s'il savait ^'aujeurd'hiii Mon tœur d'une infidèle a reconnu l'empire , S'il savait!... Je t'afflige, ô ma tendre Azémire! En vain dans ses regards j'ai toujours va ma loi, Je sens qu'il ne pourrait me détacher de toi. Mais , au nom de tes feux , prends pitié de Turenne , Songe qu'à des chrétiens {e ne dois point ma haine , Et ne commande plus à mes sens attendris D'aller assassiner tous ceux que j'ai chéris.
IZÊMIKE.
Eh tnen ! à tes sermens , va , mon coeur s'abandonne. Pnis-je encore espérer que le tien me pardonne ? Je veux ce que tu veux , Famour m'en est témoin , Turenne; et c'est lui seul qiù m'emporte trop loin.
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s6 AZÉMIRE.
Tu m'aimes ; qne veiu-m ? j'ai cru pouYcar prétenilre
Que ta main sans frémir s'armât pour me défendre.
Torenne, si ses jours craignaient quelque danger.
Verrait que c'est ainsi qne fai dû le juger.
Mais de tes sentimens j'approuve la noblesse ;
Le MniTenir des tiens n'est point nne faiblesse ,
Et je ne me plains pas si ce coeiu' coniliattu
Est autant qu'à l'amour sensible à ta vertu.
Le crois-tu , cependant ^ que le ciel nous opprime ?
Qu'il biise nos liens? que nos feus sbtent un crime?
TVREBIIE.
Non, pom* étre4>risés ces liens sont trop forts : Non , je ne le crois pas , mais .je sens des remtHils.
Des remords! et qui peut les causer?
TDIIEBIIE.
Tout , madame ; Daignez être mon juge ^ et lisez dans mon âme. Né d'ancêtres qui tous ont , par d'heureux exploits , Soutenu la patrie et protégé les rois , D'être un jour leur égal j'ai conçu l'espérance ; Aimé de mes rivaux , admiré de la France, Content et ^orieux et de palmes chaîné ^ Voilà pourtant le sort qui m'était présagé.
Et maintenant, grand Dieu! quel excès de faiblesse! Aimer et soupirer, et dévorer sans cesse lia honte et la douleur qui s'attache .à mes pas! Pourquoi m^ pariiez-vous de vos afiret)x combats?
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