SCÈNE IV
AZÉMIKE, ISMÈNE, gIxdes.
Qu'il reste , mais surtout , cju'évitant mon approclie ,' n songe à m'épargner un importun reproche.
Sans doute il est affreux de causer son malheur, J'ai pitié de ses feux , j'admire sa valeur ; Mais ne souSrirai point l'altière jalousie D'un tyran qui m'oppose et mon peuple et l'Asie , Et d'un regard sinistre accablant nos destins , Voudra sur tous nos jours répandre ses chagrins.
ISHSSE.
Une reine k son gré dispose de sou âme ; Mais ce tyran jaloux , c'est un héros , Madame. Son pouvoir a long-temps égalé ses exploits ; Dés rives du Sangar il étendit ses loix, Jusqu'aux champs fortunés où l'Asie expirante Voit naître et s'élever cette Europe insolente. Le sort doit avouer ses desseins généreux :
Vous le verrez bientôt de ses jours plus heureux Rallumer à jamais la splendeur éclipsée , Et renverser la croix sous qui tremhle l^Rcée. Tel est le noble espoir dont s'est flatté son bras ; C'est votre espoir, Madame, et si vous n'avez pas A de si beaux destins donné quelque tendresse , S'il est à redontert du moins avfic adresse
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ACTEI, SCÈNE ÏV.
Vos discours moins cruels auraient dû ménager Un sondan qni vous aime et qui peul se venger.
Va, je ne crains pins rien. Qu'il m'aime ou me déteste, Qa^imporle Soliman , que me fait tout le reste , Si je puis à toute heure , Ismëne , à tout moment , Voir, aimer, contempler les traits de mon amant! Aux vœux de mon amant si toute' consacrée.
Heureuse , je l'adore et j'en suis adorée ?
L'orgueil de SolimAn n'a fidt que m'irriter. . Ismène , dans mes fers devafs-je l'arrêter ?
A ce coeur enflammé l'adresse est inconnue y Et Tnrenne,.... je cours m'enivrer de sa vne. fai besoin dé le voir, d'oublier pris de lui Un Soudan qtûse croit inon vengeur, mon appui, D'oublier mes stqéts, ces lieux qui m'ont vu nattre, Ces chrétiens qui voudraient me l'enlever peut-^tre , Tout ce qui n'est pas lui , tout , excepté mes feux , Et les liens charmans qui combleront nos v<sux.
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fi ;t AZÉMIUE.