‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 101 sur 251 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

SEIMOUR, HENRI, CBANMER, cocktisass PA6E*, GiKDES, au foud du palais.

Cest vous, madame! vous! des ennuis les plus sombres Que votre aspect chéri vienne édaircir lés ombres : EmbeQtssez , charmez par vos soins généreux Mes jours pleins d'amertume, et plus brïUans qulieureux. Vous , que j'aime à revoir , pontife respectable ,

nigN^Pdi-vGoogle

ai6 HENRI VIII.

Vous savez le destin d'une épouse coupaUe Oubliez son nom même.

n fût long-teiDs sacré , Ce nom, sire, autrefois vous l'avez adoré.

Le peuple anglais balance; il estimait la reine. Aurait-elle èfa eflèi mérité votre haine?

Un injuste soupçon peut trompor votre coeur f £t l'humaine prudence est sujette à l'erreur. Malheur au souverain que la vérité blesse !

' Heureux le sage roi qui connaît sa faiblesse , Et qui, laissant fléchir sa douce autorité, Cherche , accueille , encourage , entend la vérité ! Soyez digne aujourd'hui du trône et de vous-même ; Ecoutez les conseils d'im peiqJe qui vous aime : « Sous vingt tyrans , dit^l , ces murs ensanglantés » N'ont vu que des forfaits et des calamités, w Henri doit aux Anglais un régne moias sinistre. H Au lieu de tous ces rois , esclaves d'un ministre , n Nous voyons sur le tr6ne nn monarque chéri , M Ministre de son peuple , et roi sans favori : » Protecteur de la foi , zélé pour sa défense , » Mais des tyrans sacrés combattaût ïft puissance , » n a d'un grand exemple étonné l'Univers ; » Londres du Vatican ne porte plus les fers.

» Henri se répent-il de sa première gloite ?

» Faut-il que l'avenir raproche à sa tnémcùre V Tous ces pièges sanglans , ces vei^euides des mis , » Ces attentais commis par le glaive des kns ? » Sire , de votre peuple ainsi la vmx s'explique.

Page 1