‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 14 sur 251 · LES MÊMES, D'AMBOISE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, D'AMBOISE

d'i.mboisb.

Madame, Un chef digne de nous , et que Phonneur enflamme. M'a daigné cpnfier d'asses grands intérêts ; D aime ses guerriers , vous aimez vos sujets ; Des chrétiens dont le sort a trahi le courage.

3o AZEMIRE.

Au milieu des combats ont subi l'escIaTage ;

Mais par du même sort vos meilleurs combattans

Dans le camp des chrétiens languissent dès long-tempa<

Si, vous laissant toucher à leur plaintes communes,

Vous voulez terminer ces longues infortunes ,

Vos sujets reviendront défendre ces remparts ,

Kos croisés se rendront à leurs saints étendards.

n en est un , surtout que chérit la France ;

Joignant à ses vertus une illustre naissance ,

Turenne de nos chels et du soldat aimé ,

Dans les regrets pubtics est sans cesse nommé.

Âb ! de vos défenseurs racbetez la vaillance ,

Rendez-nous des chrétiens ; et si pour récompense ,

Tandis que vous verrez le soleil en son cours

Mesurer trente fois et les nuits et les jours ,

Une trêve , arrêtant les sanglantes alarmes ,

Doit vous sembler utile au repos de vos armes ,

De la part des chrétiens je puis vous l'accorder.

Madame , et c'est à vous de me la demander.

Voilà ce qne Bouillon m'a chargé de votis dire.

A.ZËMIIIE.

Aux désirs de Bouillon, seigneur, je veux souscrire; Mais

SOLIHAN.

Gel ! y pensez-vous , madame , et devez-vooa A ces discours hautains un traitement si doux ? De ces cbréliens vainqueurs quel serait le langage, Alors qu'ils sont vaincus s'ils prodiguent l'outrage, Si leur ambassadeur, fier de nous offenser.

Parle dans votre cour de vous récompenser P

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