‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 15 sur 251 · ACTE II , SCÈNE IV. , 3i · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE IV. , 3i

Loin qu'il puisse en un mot vous imposer en maître Une trêve aui croisés nécessaire peut-être , Lui-même en suppliant dût-il la demander, n ne faut point songer, madame, à l'accorder. Clirétien , cette franchise augoste et rëv^e , K tous vos chevaliers n'est>«Ue plus sacrée ? Une fausse pitié n'éblouit point nos yeux ; Déposez , croyez-moi , cet art insidieux ; Osez en convenir ; si cette nuit sanglante Dans le camp de Bouillon n>ùt jeté Téponvante, D^une trêve aujourd'hui vous n'auriez point parlé. Cest bien légèrement que Bouillon s'est troublé ;

Le ciel , jusqu'à présent à vos désirs propice ,

N'a point de vos grandeurs creusé le précipice ;

Mais de plus d'un combat ces lieux seront témoins :

Vous y comptez , je crois.

d'iiisroise.

Nous l'espérons du moins , Et c'est trop esalter une foible victoire , Dont même avec la nuit vous partagez la gloire.

SOLIHIS.

Et si la nuit , chrétien , ne t'eût pas secondé , Crois-tu qu'à tes efforts Antioche eût cédé ?

dVmboise.

Pent-étre.

AZÉKIRB.

Âbandtmnez nue menace vaine , Et parlez dans ma conr et devant une reine , Vous, seigneur, en soudanj vtius, en ambassadeur:

Pour un Jour de eomb«t f^serrez cette triettr. Malgré voire vktotre , et «on oi^ueïl étrange , Je veux bien accepter et lu trêve et l'échat^. . Avec ses compagons Turenne pem partir, Et j'y consent, chrétien, s'il y veut consentir.

d'amboisk.

O ciel ! et pouvez-voiis douter «pi'il y consente. Madame ; et voudrait^îl abuser notre attente ? Et ta gloire aujourd'hui n'en doit-c^ cditenirP...

AZÉMIKE.

n suffit : TOUS pourrez le voir, îentretenir. Me faut-O cependant répondre de son ame ?

Le puis-je ?

d'ahboise.

Pardonnez , je l'avais cru , madame.

On disait qu'en ces lieux Turenne désormais Veut à des nœuds chéris s'abandonner en paix, Qu'il aime en votre cour.

sotix&R, i-put.

Gel!

AziMIKC. '

Poovez-l'ous le craindre ?

nVlifBOTSE.

S'il éloit vrai, madame, un ami doit le plaindre. Mais j'ai peine à songer qu'oubliant son devoir...

AZÉMial.

Ne vom fà-^ pas (Ut que vbua pourrez le voir?

nign^Pdi-vGoOgle

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