‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 146 sur 251 · EI1I01III · texte numérisé non relu

EI1I01III

Calmez , daignez calmer de trop vives aUarnwa.

La reine eat iimocemç et sVvance au trépas :

Au nom de cet en&nt , ne le permettez pas ;

An nom d'EUsabeUt... Cpntemplez son visage;

Cédez à la nature en voyant voue image ,

Et celle d'une époyse , et ces trait* ai toacbaas ,

Ces traits que vos r^ards ont adonâa long-tems. ' '

Vous raimei! ; pouvpz-vpMs ne plus aimer sa m^ ?

Pouvez-vous rimt04>ler ? l'osere&voiis ? ' ,

ÉLISIBETB.

Mon père I

BEURI, a part.

Le crime fait «uffrir ; )e le sens malgré moi.

É[.JSàBBTe.

Je croyais retrouver ma mère auprès de toi.

HEnmi, ipart.

Sa mère !

^LISIEETH.

OÙ. donc esv^$ ?

HESEI, Ipart-

O contrainte cruelle !

(HlDt.)

Ma Wsi Elisabeth !... Dieu, que fai»-ie!

nign^Pdi-vGoOgle

274 HENRI Vill.

SEIMOUR.

Oui, c'est elle»

Oui, c'est Elisabeth, t'eiiiàiit de votre amour; Au sein qu'on va frapper elle a piùsë le jotu* : De la reine et de vous elle a serré les chaînes : Le sang de tous les deux est mêlé dans ses veines. Ne fuyez point sa voix et ses pleiirs innocens ; Ne vous détaches point de ses bras caressans ; Regardez votre fille ù vos .pieds' qu'dle' embrasse; Hélas ! autour de vont tout vous demande grâce ; ' Des pleurs qu'elle répaMi tous les yeux sont noyés : Vous-même... Ah! mes amis, tombez tous k ses pieds: L'instant de la clémence est arrivé peut-être ; Parlez , priez , pressez ; fléchissez votre maître.

( Cranmcr et toos les courtùaits se jettent aux pieds de Henri. X :aEIt'SI.

C'en est assez, madame; il faut donc...

Je meurs à vos genoux si vous nela sauvez.

■ HEBRI. / ■

Pontife , allez , coures , suspendez le supplice ;

( Cranmer sort. ) J'écoute l'indulgence et non pas là justice.

Mais tandis que Boulen va rentrer da US ceslfeux. Qu'on fasse retirer cet enfant dg mes yeux ; A tant d'émotion mon coeur ne peut suffire.

<Od «mmèiN ÉUiabetb- )

nign^Pdi-vGoOgle

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