SCENE V
HENRÏ, SEIMGUR, CftANMÊH, covaïiwAw»,
SBfMOtltt. . '
Ah ! qu'il vienne; il est temps que sa Tois me rassure. * Eh quoi 1 tous vcms taisez ! parlez, je vous eonjure.' '
Moù silence et mes plew» vous«n dis^U akste.
Seimouk. Gel! -r, ,.- ,. ■;
BEHXI. , î
Pourqiwi cet air seniire , et eet regatâs h^fiê» ?'
CTtAKMEK.
Sire, chaiç^ par vous-d'uu ^rdre I^giàmCf ... . ,-
nign^Pdi-vGoOgle
378 HENRI Vm.
Je courais à la mort enlever la viconie :
Je voù de tous ct>tés vos sujets éperdus,
Pâles, glacés de craiiute, à grands flots répandus
Dans la place où leur reine indignement tndnée
Devait sur Tédiafaud ânir sa destinée.
Étonnés d'un destin vainement déploré,
Ds venaient voir moitrir ce qu'ils ont adcw^.
Je vole au deyant d'eux , et de loin , hors d'haleine ,
Je m'écrie: k; Arrêtez, sauves, sauvez la rrâne;
M Grâce , pardon , je viens , )e parle au nom du roi.
Ils ne m'ont répondu que par on cri d'efiroi.
A ces clameurs succède un plus affreux silence :
J'interne ; on se tait. Je frémis ; je m'avance :
Et promenant partout mes regards effrayés ,
Partout je vois des pleurs dont les yeux sont noyés.
J'arrive au lieu fatal ; et cependant la foule
5'ent'ouvre, me fait place, et lentement s'écoule.
J'appelle. Espoir crédule ! il s'est évanoui ;
Sire , j'appelle en vain ; vous étiez obéi ;
Vous avez pu frapper, non sauver l'innocence.
Et l'on ;VQus a servi comme on sert la puissance.
La reine n'était plus^ Ses yeux , privés du jour ,
Semblaient avec douleur tournés vers ce séjour ,
Ses yeux où- la vertu répandair tous ses charmes ,
Ses yeux encor mouillés de leurs dernières larmes.
Femmes, enfans, vieillards regardaient en tremblant
Ces augustes débris , ce front pâle et sanglant.
Des vengeances des lois l'exécuteur làronche
Lui-même consterné, les sanglots à la bouche,
Détournait ses regards d'un spetcacle odieux,
Et s'étonnait des pleurs qui tombaient de ses yeux.
nign^Pdi-vGoOgle