‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 150 sur 251 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

Mille voix condanuaient des iuges homicides; Les malheureux en pleurs baisaient ses mains Hvîdes , Racontaient ses InenËiits, et, les bras étendus, L'invoquaient dans le «îel , asile des vertus. Au milieu de l'opprobre on, lui rendait hommage. Chacun tenait sur elle un différent langage ; Mais tous la bénissaient , tous avec des sanglots De ses derniers discours répétaient quelques mots. Elle a parlé d'un frère , honneur de sa famille , ■ Du roi , de vous , madame , et surtout de sa fille ; Et faisant aux anglais ses tranquilles adieux , Elle a reçu la mort en regardant les cieux.

Votre douleur est juste et n'a rien qui m'olfense. J'accuse envers Boulai ma tardive indulgence.

SEtMOUR.

Au fond de votre cœur vouliez-vous l'épai^er ? Elle a cessé de vivre; et ^oi je .vais régner! Régner! lui succéder entre vos bras perfides, Sur ce trône souillé de tant de parricides!

Laissez-ntoi fuir des lieux qui me glacent d'effroi : Son ombre gémissante est entre vous et moi.

Au moment où mon front recevrait la couronne , Au pieds des saints auteb , sur les marches du tr6nef Je l'entendrais toujours, s'attachant à mes pas, Accuser mes honneurs fondés sur son trépas.

Que d'autres, j'y consens, obtiennent en partage De votre amour cruel le sanglant héritage, Et sur son échafaud que moQ sang répandu

nign^Pdi-vGoOgle

aSo HENBI Vm. ACTE V, SCÈIVE V.

Dans son généreux sang poisse être confondu I Voilà tons mes désirs , c'est le sort qoe j'envie , Roi barbare ; k vos pieds j'ai demandé sa vie ; A vos pieds maintenant je demande ma mort.

SBIMOUS.

Frappez; n'ayez point de remord.

Ah! puisque tous m'aimez, je suis votre complice. Ma haine vous punit ; c'est là votre supplice : Mais le vAtre est de vivre, et le mien doit finir. A des mânes «héris je vais me réunir.

C'en est fait... je t'entends. Ouï, ton ombre m'appelle.

Hsmii.

Ses jeu ae sont fermés , je la volA qui chanceBe. Amis...

SEIHOUK.

Si votre cœur peut encore me cbérir, Soyez assez clémetit pour tue laisser e

nign^Pdi-vGoOglé

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