‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 164 sur 251 · ACTE II i SCÈNE IL 3o · texte numérisé non relu

ACTE II i SCÈNE IL 3o

lEATI CALAS.

J'ai VU le jour en France.

clAkac.

En quel lieu?

lïAH CALAS. .

Dauji ces murs j'ai reçu la naissance. . ,

CLËnAc, i madanie Calas.

El VOUS ? , .

' MADAME .CAI^AS

Taï m le jour chez unpeapleivanté Pour ses lois, pour ses mœurs, et pour sa liberté-

CLÉKAC,

Ce peuple quel est-il? Ce n'est pas me répondre. :

MADAME CALAsl

Eh bien [ je s^is Anglaise, et je naquis dans Londre.

CI^KAC.

Et le nœud qui vous joint dure depuis trente ans ?

lEAN CALAS.

Il est vrai. ' ■ i ■

CLiKAC.

YouS: ÂYe?- eqcor plusieurs enfana ?

MADAH8 C AlAS.

Grâce à notre union , biei^ tristement féconde , Six malheureux de plus ont gémi dans le monde i Deux filles, quatre fils.

CLÉKAC.

Et ceux qui sont vivans

nign^Pdi-vGoOgle

3o8 JEAN CALAS.

Habiteot-ils ces lieux ? sODt-ils tons protestans i*

IZAN CALIB.

L'un d'eux est catholique-, et, dans son premier zèle,

Ayant voulu quitter la maison paternelle ,

De ses parens encore il éprouve les soins ;

Un tribut annnd suffit à ses besoins :

n traîne sur ces bords sa pénible existence.

Le second de nos fils est en votre présence j

Et le troisième enfin, le plus jeune de tous,

Sur les bords Genevois fut envoyé par noua. .

MiDAME CALAS.

Mes filles nous rendraient nos malheurs supponaUes. Sous le chanq)£tre unt de parens res^ectaUeS' Leurs beaux jours s'écouloient loin du toit paternel, Lorsqu' Antoine a conçu son projet criminel : Cependant , comme nous , elles sont prisonnière^ : Mes fiUes, s'abrenvant de larmes solitaires , Expircnt.jpur et nuit dans un doltre- ii^omain , . Loin de leur mère, hélas ! qui les appelle en vain.

ci.ti.kC, APienreCtlai.

Parlez , fils de Calas ; il faut aussi connaître Et votre ige et les lieuX'oà lesort'vbuS'fit-naitre.

PIEKSE CALAS; Je suis né' dans ces murs ■, fai vingt ans' accomptis:

CLÉRAC, ILavaiiu.

El vous?

LA-VAlSSC.

Vfa an du nioins^ Toulouse est mon pays.

nign^Pdi-vGoOgle

Page 1