ACTE.II, SCÈNE II
Reçoit de la nature un clianne inexprimaUe. - ' Antoine, cependant, rêveur préoccupé.
Semblait d'un grand dessein profondément frappé. Nous nous levons ensemble.
y peaisez-vous, mon père?
Avez-vous oublié que mon malbeureux frère Venait de nous quitter depuis quelques instans?
LAVAÏSSE.
Antoine est sorti seul.
lElN CALAS.
n est vrai, mes enfans.
J'ai peine à surmonter le txouble qui m'accable : Pardon !
CLÉRÂC.
Vous hésitez : vous êtes donc coupabl^iP
LA SERTAMTE.
Il ne l'est point. Son fils a dirigé ses pas
Aux lieux où se faisaient les apprêts du repas.
Je me rappelle bien l'époque infortunée ;
Octobre finissait sa treisième journée;
Les orages fréquens et la fraicbeur de l'air
Nous annonçaient déjà l'approcbe delTûver.
H entre : sa tristesse a caus^ ma surprise.
Près de l'ardent foyer j'étais alors assise.
« Approcbez-vous te firoid ùài senUr sa rigueur , »
Lui dis-je. Il me répond, d'un air sombre et rêveur,
H Je brûle ». Après ces mots que je ne pus comprendi^.
nign^Pdi-vGoOglc
3ii JEAN CALAS.
D'un pas préâpité je l'eatendis descendre.
CLÉKIC.
Continuez, vieillard. ^
JEAH CALAS.
L'heure vînt avertir Que notre ami devait nous quitter et partir.
Il voulait la nuit même aljpr trouver l'a^ Que son père possède auprès de notre ville.
Nous réveillons mon 61s qui s'était endormi.
Va, dis-je mon enfant, éclairer notre ami.
Mon fils prend la lumière, et tous deux ils descendent. Des cris l'instant d'après et des san^ots attendent : Moi-même alors j'accours, pïle et saisi d'eSroi; Mon épouse me suit plus tremblante que moi.
Mais de mon premier né q;uet destin déplorable ! Quel sujet de douleur et profonde et durable ! Quel spectacle effi«pnt se présente h nos jeux ! Le pourrai-je achever ce récit od{eux ?
Mon fils... le vois tes pleurs , 6 toi qui fus sa mère ! Vous tous qui me jugez , prenez pitié d'nn père -, Songez à la victime, et ne m'ordonnez pas De m'arracher le ccenr en peignant mon trépas. Mon fils... je meurs... mon fils...
LA SAZI.E, (MimntiontcniT Jean Calai.
n dumcelle, il sucombet
JEAK CALAS.
Je devais avant toi descendre dans la tombe, ^lonfils!
nign^Pdi-vGoOglc