PIERRE CALAS
t( Va, me dit^l, va, cours, cho-che k sauver ton frère; » Mais cache bien surtout qu'il a tranché ses jours. » Je vole en génùssant imi^orer des secotu-s.
Hélas ! nous espérions qu'une main Inenfaîsante Ranimerait encor sa chaleur expirante.
nign^Pdi-vGoOgle
3i4 JEAN CALAS.
On vient : l'art se consume en efforts syperflus ,
Et nous rend pour tout fruit ces mot^ : « H ne vit plus. »
CLÉRAC, i jnadame C^i.
Et le chef de la ville alors vint vous surprendre ?
PIEKKE CALAS.
Taï couru l'avertir.
CLÉRÀC, à Pierre Calât.
Se viens de vous entendre.
( A madame Calai. } C'est VOUS que j'intem^, épouse de Calae.
MAnAKE CÀLiS.
Le chemin tout à coup se remplit de soldats.
Le magistrat chargé de veiller sur la ville
Arrivait avec eux au sein de notre asile,
Et déjà cet asile était environné
D'un peuple furieux contre nous déchaîné.
n Oui , criait cette foule impie et fanatique ,
» Us ont tué leur fils devenu cathohque :
» Il voulait abjurer ; et tous les protestons
n Sur de pareils soupçons égorgent leurs enfkns.
)i VcnU le meurtrier qu'a choin leiur. vengeance ^
» C'est ce jeune homme k peine échappé de l'enfance,
» Lui-même , et de Bourdeaux il revient aujourd'hui
» Pour cet assassinat qu'on exigeait de lui. »
Le pieux ma^strat par les cris du vulgaire
Sent s'échauHèr encor son zèle sanguinaire •,
Et, de cinq malheureux ardent persécuteur ^
11 devient notre juge et notre accusateur.
Plongés depuis six mois en de sombres abîmes ,
nign^Pdi-vGoOgle