‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 172 sur 251 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CLËRAC, LA SALLE, les avtkks ivuts,

VIT CKEFFIEK.

Vous venez' de les voir : les croyez-vous couptdiles ?

OLtKAC.

Leurs discsurvsonttouduns, siraj^ et vraisemblable* j Si vous en exceptez- m- toot , vea seul instant , Leur aveu lut toujours uniforme et constant.

Ce fait , tout important qu'il puisse vous paraître , Ne tient pas ^eu de- preuve : obs«^«z que, peut-£u«,

nign^Pdi-vGoOgle

ai8 JEAN CALAS.

Au moment de ce meuirtre , avant d'être arrêta , Sur ce qu'il falUit dire ils se sont concertés. Ce jeune homme du moins .privé de la liunière La veille d'abjurer le culte de son père , Tout le peuple informé de son pieux dessein , L'esprit des protestans , ce suicide enân , Que l'aspect seul du lieu fait juger impossible , Tout établit coiitre eux une preuve invincible j Et , malgré la pitié dont je suis pénétré , Tont démontre à mes jeux un complot avéré.

Pensez-vous qu'il s'agit d'un forfait exécrable ?

Un vain bruit, un soupçon vous le-rend vraisemblable'.

Quelle preuve aves-vous ? quels faits sont avancés ?

Un témoin se présente , un seul bomme ; est-ce assez ?

Et qui? ce vil mortel, chez qui le plus grand crime,

L'homicide devient'ûri acte légitime-,

Payé pour exercer l'abominable emploi

De répandre le sang coiidamné par la loi ! ■! ■ ■

Vous savez que du meurtre il a l'expérience ;

Vous allez , magistrats , consulter sa science :

n a jugé pour vous : <( Le fils de Jean Calas

» N'a pu , vous a-t-il dit , se donner le trépas -y

» D'une maiij meurtrière il éprouva la rage. »

Sur cette autorité , sur ce grand témoignage ,

Vous allez donc livrer à des toutmens afireui

Un père , un citoyen , nn vieillard infdheureaS !

CLÉJ.AG.

11 «st d'aune témoins. A l'heure infortunée

nign^Pdi-vGoÔglc

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