SCÈNE PREMIÈRE
LOUIS CALAS
J\iE8 ne saurait calmer ma sombre inquiétude :
Je marche sans dessein; U nuit, la solitode,
Dans mon cœur abattu nourrissent la douleur,
Et le ciel orageux convient k mon malheur.
lia prison ! c'est donc là qu'est ma famille entière !
Je veux rester ici ; dormons sur cette pierre.
Dormir? ah! le sommeil n'est plus fait pour mes yeux ;
Je ne dormirai pas. Vous , tyrans de ces lieux,
Pontifes qui traînez , au sein de l'opulence ,
De vos stériles jours la pompeuse indolence ;
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