‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 184 sur 251 · I.A SALLE · texte numérisé non relu

I.A SALLE

C'est moi.

LOrïlS CALAS.

Le jugement...

LA SALLE

Vient de se rendre.

LOUIS CALAS

Eh bien !

ÂcheTez. Qu'a-t-on feil?

LA.SALLB.

/ Je n'ai rien à tous dire.

LOUIS CALAS

Bien A me dire , A ciel ! et votre cœur soupire ;

nign^Pdi-vGoOgle

Vos yeux versent des pleura ; vous semhXez consterné : Ah ! vous m'avez tout dit ; mon père est condàraïué !

LÀ S&LLB.

L'œuvre du fanatisme est enfin consommée ,

Les juges satisfaits, l'innocence opprimée.

Hélas! j'ai fait loDg-temps parler la vérité ,

La raison, la nature, et surtout l'équité,

Tout ce (pii peut toucher un cœur juste et sensible,

Tout ce (pii rend surtout ce forfait imposable :

Mais dans les tribunaux , comme au sein des combats ,

Un mortel s'accoutume à l'aspect du trépas ,

Et, se croyant toujours entouré de coupables.

Voit couler d'un oeil sec le sang de ses semblables.

Bien n'a pu ramener des juges endorcis.

Toutetms sur la peine <« ssnaUail indécis ,

Les voîjc se partageaient; j'avais quelque espérance :

Une voix tout à coup (ait pencher la balance -y

TJn jeune homme entraîné s'unit bbx magistrats

Dont les cris demandaient la mwt de Jeita Calas.

Au milieu du sénat un des juges s'élance :

« Réunis par le crime ou bien par l'innocence ,

» Votre arrêt , nous dit-il , ne peut leur pardonner ;

» H faut tous les ab^udne , 9u tous les condamner m.

le me lève avec lui ; nous nous faisons entendre ,

Lui pour les accuser, et moi pour les défendre.

Cependant tous les deux nous pwlons vainement ,

Et Ton prononce enfin le. ÙlIaI jugement :

Un vil trépas attend votre malheureux père ;

Os ont loiif de ces bords exilé votre frère ;

Les autres accusés , échappant à leurs ooups ,

nign^Pdi-vGoOglc

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