I.OUIS CALAS
Ah! crael, arrêtez; vous pariez à son fils.
LE RELIGIEUX
Oui, je parie à ce fils : en sa douleur extrême n lui fiiut un ami <pii l'arrache à lui-mènie. Eh quoi! tremhlerieB-Tous si je devai» dicter L'arrêt qu'en ce moment on s'appc^ie à porter. Moi qui pensai toujours qu'un chrétien véritable Ne peut même ordonner le trépas d'un coupable; Que sur le sang humain l'homme n'a point de droits, Et que l'arrêt de mort est un crime des lois? . Me préserve le ciel de cette audace impie ,
D'accuser le mortel qui vous donoit la vie!
■ Il eut pour vous un cœur sensible et paternel ; ■ Envers un autre fils serait-il criminel?
Un tel foriait, sans doute, a peu de vraisemblance: ]e ne puis garantir pourtant son innocence, Je ne le connais point; des emplois dîlTérens, Mes soins rehgieux, la foi de vos parens, Et te culte pins pur que j'ai rçndu le. yôtre, Nous ont jusqu'à" ce jour éloignés l'un de l'autre. Eu vain nous résidions au sein des mêmes heux ; Votre père jamais ne s'offrit à mes yerrr, i ' Ah! si des magistrats la voix im'jHRJ^^Sblte,- " Au nom des lois, mop ûl$, Iç déclare coupable,
Cette reh^on que chérit votre cœur ' ,
Adoucira du moins le poids d'un tel malheur ; Des consolaUons source pure.et féconde.
Seule elle calmera votre douleur profonde ;
nign^Pdi-vGoOglc