‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 187 sur 251 · I.A SALLE · texte numérisé non relu

I.A SALLE

Et moi-même autant qu'eux.

Ne nous accablez pas. Nous croyez-vous heureux? Hélas! en prononçant la sentence sévère.

J'ai vu, n'en doutez pas, une famille entière Errante, abandonnée, et dans le désespoir ; C'est en versant des pleurs que j'ai fait mon devoir : Il est toujours pénible , il est souvent funeste. Je signe en gémissant l'arrêt que je déteste ^ Mais ma volonté cède aux volontés des lois, Xx>rsque nous entendons leur rigoureuse voix , Lorsqu'à donner la mort elle vient nous contraindre , Notre cœur se déchire , et c'est nous qu'il faut plaindre. Sur un arrêt rendu nul ne peut revenir.

(On entend gronder la faudra.) MADAME CALAS.

Allez, cœurs inhumains qu'on ne saurait fléchir. Dieu , dont la volonté déchaîne les tempêtes , Ciel juste, ciel vengeur qui tonnes sur nos têtes, Écrase-nous du moins ; daigne nous délivrer Du supplies de vivre et de les implorer.

LOUIS CAI~AS, àClerac.

Eh quoil votre pitié...

nign^Pdi-vGoOgle

CLÉbAC.

Ne peut vous satisfaire.

Voyez dans sa pnson votre époux, votre père; Par des cris et des pleurs cessez de nous troubler ; A ses derniers momeDS courez le consoler.

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