‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 188 sur 251 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LE REUGIEUX. LE GEOUER, JEAN CALAS

eadormi.

ILE RELIGIEUX

L' dort.

LE GEOLIER

Je TOUS l'ai dit.

LE RELIGIEUX

Son front est vénérable.

U dort ! et T(nlà donc le soDuneil d'un coupable !

LE GEOLIER

Ma vois, si tous voulez, hâtera son réveil.

nign^Pdi-vGoOglc

34o JEAN CALAS.

LE RELIGIEUX

?^on , gardez-vous-en bien : c'est son dernier sommeil. Sans doute il ne sait pas la sentence mortelle ?

LE GEOLIER

U vient de recevoir cette horrible nouvelle.

LE RELIGIEUX

n sait qu'il va mourir, et cependant il dort! Ce repos-là n'est point troublé par le remord. Cette nouvelle en6n comment Ta-lril apprise ?

LE GEOLIER

Sans trouble, sans douleur, et même sans surprise; Il présentait un front soumis , mais rassuré.

LE RELI&IEtrX.

Et sous ce toit Citai depuis qu'il est entré Lui voyez-vous toujours ce visage paisible ?

LE GEOLIER

Toujours. A son malheur il parait insensible.

LE RELIGIEUX

Vous parlait-il de ceux qui devaient le juger?

LE GEOLIER

Non ; sa femme, ses fils , et le jeune étranger , Tel est de Ses discours le sujet ordinaire.

LE RELIGIEUX

£h bien?

LE GEOLIER

ïl plaint leur sort. Cependant il espèro

n,gN..(jNGo'ogle

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