‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 194 sur 251 · JEAN CALAS, M«. CALAS · texte numérisé non relu

JEAN CALAS, M«. CALAS

MADAME CALAS

Tes juges ont enfin consommé l'injustice.

La sentence est por^ , et j'attends mon supplice.

MADAME CALAS

Aucun autre accusé ne partage ton sort.

3EAN CALAS.

C'est ce qui me console en recevant la mort.

MADAME CALAS

Et c'est mon désespoir. Tu sais mourir?

jbah calas.

Sans doute.

MADAME CALAS

Je sais mourir aussi.

JBAK CALAS.

Que veux-tu dire?

n,gN.î=(jNGoogle

MADAHE CALAS.

Ecoute.

Nous avons recontré tes juges sur nos pas; Nous avons à leurs pieds imploré le trépas...

Ociel!

MADAME CALAS

Pour ton épotise et ta famille entière :

Mais ils ont repoussé notre juste prière ; Et ces tyrans cruels, organe du forfait, N'accordent point la mort quand elle est un bienfait. La vie est devenue un fardeau qui m'accable.

Comment i*

MADAME CALAS

Ta mort s'approche ; elle est inévitable. La mort est un moment facile à supporter; Mais la hoDte est afireuse , et tu peux l'éviter.

■ Que dis-tu?

MADAME CALAS

Des tyrans il faut tiwmper la tage :

Ta sens bien qu'ils n'ont pu deviner le courage.

Et tu peux concevoir ce projet sans efiroi!

MADAME CALAS

D est grand ; c'est le seul qui soit digne de toi : Cest ainsi que tu peux échapper au supplice.

Ainsi, maîtres de nous, vainqueurs de l'injustice,

nign^Pdi-vGoOglc

Page 1