ACTE V, SCÈNE II. SSg
HlDllfE CALAS.
Et.ijuel est^I?
tA SALLE.
Fuyez.
■ MADAME CALAK.
Mon époux malheureux.. .
LA SALLE
Fuyez , ne tardez point , quittez ces murs affi^ux i Tout le peuple applaudit à cet arrêt impie.
MADAME CALAS
Mon époux !
LA SALLE
C'en est fait, il va quitter la vie.
MADAME CALAS
JTai tout perdu.
LA SALLE
L'honneur, l'homieur n'est pas perdu.
MADAME CALAS
Comment ?
LA SALLE
A sa mémoire il peut être rendu.
MADAME CALAS
Voilà donc aujourd'hui tout l'espoir qui me reste! Cet avenir pour uloî n'a rien que de fimeste.' Et mes filles , grand Dieu !
LA SALLE
Pourront suivre vos pas ; Je viens d*en obtenir l'ordre des magistrats.
36o IEâN CALAS.
Dans le cloître sacré tos filles vorà fettendeat^ Courez les retroaver ; leurs sanglots vous demandèAl.
MADAME CÀLAt.
Et dans queb lieux tratoer mes nitërables jours ? Faudra-t-^ des butnains in^lorer les secours ? Non , tout ce qui respire est injuste et barbare.
LA SALLE
Madame!...
MADAMK CALAS.
Pardonnez ; le d^seqioir m'^;are.
Où trouverai-je bêlas ! des bumains tels que TOus ?
LA SALLE
Ecoutez mes conseils.
MADAME CALAS
Oui je les suivrai tous , Je le veux , je le dois : mais plaignez ma misère -, L'infortune m'accable, et ma raison s'altère.
LA SALLE
De soulager vos maux j'ai cbercbé les moyens. Ce jugement aflrenx , la perte de vos Hens , D'un plus doux avenir la lointaine espérance , Auront autour de vous glacé la confiance.
MADAME GALAS
Oui : tels sont les amis.
LA SALLE
rose attoidre de vous , J'ose vous supplier t madame, à vos genoux. ..
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