ACTE II, SCÈNE ill
Ont toujours désuni le peuple et le sénat, n est temps de finir ces sanglantes querelles.
LicmiA.
Et quel est ton dessein ?
OFIUIDS.
De frapper les rebelles.
LICIHIA.
Barbare! c'est ainsi...
OPIHICS.
C'est ainsi que je dois Frérenir le désordre et défendre les Ytm,
LICISIl.
Cesse d'éterniser la publique infortune ;
Voilà ton seul deroir. Au pied de la tribune ,
Dans le son du fomm , à la iàce des dieux , *
Les meurtres n'ont-ils paa épouvanté nos jwx f
"Et des patriciens le courroux iipplacahle
N'a-t-îl pas fait coijer un sang irréparable ?
Que ta pi6é succède k tant d'inimitié.
onAccHVs.
La pî6é du sénat ! Toi^eil est sans pitié.
OFIHIUS.
Crois-ta des sénateurs mériter la clémence P
GIllGCHtJS.
Je n'en ai pas besoin ; j'aime mieux leur vengeance.
OPIHIUS.
nign^Pdi-vGoOgle
4o8 CAIUS GRACCHUS.
CKACCHUS.
Vïl assassin, frappe , et fais toa devoir.
LICISIA.
Consul, ii'À:oute pas ses cris, son désespoir j Au nom de ton épouse écoute la nature.
OFIMIDS.
lia loi parie.
LICIIII&.
A tes pieds c'est moi qui t'es conjure.
GSiCCHCS, CO&nËI-lE, rVhVlVS, LE FBCPLB.
Ociel! ■
GRiCCHVS.
Licinia, l'épouse de Gracchus, Aux genoux d'uu consul ! aux pieds d'Opimins I
Ah 1 je n'en rougis point , je suis épouse et mère. Que cet enfant , consul , te parle pour son père.
Écoutez : si Gracchus n'est pas un fiictienx , Si le sang des Romains lui semble précieux « De ses intentions le sénat veut un gage^
GKÀCCHV8.
Ty consens; quel est-il?
Cet enfant pour otage.
nign^Pdi-vGoOgle