ACTE m, SCÈNE II
"Lorsque du Sarrabat les rites prisonnières Virent flotter la croix sur nos saintes bannières , Ou lorsque dans le cBoc des combats meurtriers , Ses vœux ouvraient le ciel à nos vaîUans guerriers. Sois mon fidèle appui , c'est toi que je veux suivre ; Je vois que dans ces lieux je ne saurais plus vivre. Je sais que dans ces lieux favaîs mis mon bonbciur, Je siùs que d'aujourd'hui tout doit m'y faire horreur. Que son culte est aâreux , que c'est une iufidelle : Et j'ai tout expié , puisque je fuis loin d'elle. ToSre k Dieu les tourmeus qu'elle me fait sooâHr, Je fus coupable, ami, si j'ai pu la chérir; Ou plutât je le suis , elle m'est chère encore ; Je rougis de pleurer, je pleure, et je l'adore,
Et je sens Ne crains rien, tu vois mon désespoir,
Mais tu seras content , Boiullon va me revoir. ^
d'amboiss.
Ce n'est pas tout.
TUKEKNE.
Comment!
d'amboise.
n faut, mon cher Turenue, D'un espoir insensé désabuser la reine.
TURENKE.
Moi!
d'àxboise.
Ueffort est péniUe , il te pourra co&ter ; Mais le prix est si beau que tu vas remporter! Pour ne point succomber à de viles tendresses, Songe que Dieu Im-méme a reçu tes promeaie».
nign^Pdi-vGoOgle
46 AZEMfRE.
Moi , de nos compagnons dëi^oiu dans les fers , Je cours , îl en est temps , sécher les pleurs amers ; Aux tentes des chrétîjens c'est moi qui les rassemble : Attends-moi dans ces lieux ce soir ; et , tous ensemble , Nous itàns nous ranger sous l'étendard de Dieu.
TURËNKE.
Je le veux.
n*ÀiiïBoisE.
Maintenant vient m'embrasser. Adieu.