GRACCHUS, FULVIUS
GR&CCBUS.
Si tu dois triompher, je ne crains que la vie.
FDLVIUS.
Attendrons-nous , Graccbus , qu'elle nous soit ravie ?
Quelques patriciens dont le cgeur m'est lié
Par les noeuds toujours ehers d'une tendre amitié ,
Trompant de leur sénat la rage- criminelle ,
M'ont appris ses desseins par un récit fid^e.
Si la séduction avait pu t'avilir,
Par le peuple en fureur an t'aurait fait punir.
GRACCBCi.
Que dis-tu?
ruLVurs.
Si ton cœur, zélé pour Ja patrie , Osait d'Opimius rejeter t'oâre impie , ' '
nign^Pdi-vGoOgle
4»o CAIUS GRACCHUS.
On devait pubHer un décret du sénat
Qui tous deux nous déclare ennemis de l'état.
CKACCHDS.
Le sénat...
FULTICS.
n n'est plus de frein qui le retienne ; Ce décret met à prix et ta tète et la mienne.
GBACCHUS.
Quel mystère d'horreur !
FOLVIUS.
C'est peu B'être proscrits ; Le sénat veut encor que nous mourions flétris. Les juges, préparant leurs arrêts redoutables,...
âKACGBUS.
Os sont patriciens ; nous serons tous coupables.
FWLVItJS.
Les prêtres , colorant ces desseins odieux...
GR&CCHOS.
Ils sont patriciens j je sais Taris des dieux.