‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 245 sur 251 · GRACCHUS, FULVIUS · texte numérisé non relu

GRACCHUS, FULVIUS

GR&CCBUS.

Si tu dois triompher, je ne crains que la vie.

FDLVIUS.

Attendrons-nous , Graccbus , qu'elle nous soit ravie ?

Quelques patriciens dont le cgeur m'est lié

Par les noeuds toujours ehers d'une tendre amitié ,

Trompant de leur sénat la rage- criminelle ,

M'ont appris ses desseins par un récit fid^e.

Si la séduction avait pu t'avilir,

Par le peuple en fureur an t'aurait fait punir.

GRACCBCi.

Que dis-tu?

ruLVurs.

Si ton cœur, zélé pour Ja patrie , Osait d'Opimius rejeter t'oâre impie , ' '

nign^Pdi-vGoOgle

4»o CAIUS GRACCHUS.

On devait pubHer un décret du sénat

Qui tous deux nous déclare ennemis de l'état.

CKACCHDS.

Le sénat...

FULTICS.

n n'est plus de frein qui le retienne ; Ce décret met à prix et ta tète et la mienne.

GBACCHUS.

Quel mystère d'horreur !

FOLVIUS.

C'est peu B'être proscrits ; Le sénat veut encor que nous mourions flétris. Les juges, préparant leurs arrêts redoutables,...

âKACGBUS.

Os sont patriciens ; nous serons tous coupables.

FWLVItJS.

Les prêtres , colorant ces desseins odieux...

GR&CCHOS.

Ils sont patriciens j je sais Taris des dieux.

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