‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 248 sur 251 · COUVÉ LIE · texte numérisé non relu

COUVÉ LIE

Vous me connaissez mal : si Ton venait me dire,

Caïus avec les grands va partager l'eaipire ;

Fatigué de sa gloire , infidèle à l'état ,

n a vendu le peuple à l'orgueil du sénat :

Honteuse d'être mère , et pleurant s» naissance ,

Je le désavouerais , je fuirais sa présence ;

Xirais dans un dcser^ trainant mes jours flétris,

Survivre loin de Rome à l'honneur de mon fils.

Mais si l'on m'annonçatt qu'il est mort en grand hommes

En se sacrifiant aux inUénète de Rome., .

Le coup senit aflreiui pour mm, cœur gémÙMint; '

3e mourrais de Couleur, hkhs en l'flpfAaiidiasaJit :

Je dirais : Sa vertu ne a en point dëmsatie -, '

n a vécu Uï>p pou, pour nQi.,.poi«t' la patrie^

Mais , ce qui dm, au moins ealtoer mon désespoir ,

Jusqu'à sa demiève betire il a fait son dewoii'. .

GShCCHVS.

Vous serez satisfaite , et votre fils ,' ma mère ,

nign^Pdi-vGoOgle

Mourra digne cte toi» et digne de «on frère.

LICIKIA.

Quel bruit se fait entendre ? et d'où ^rtent ces cris ?

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