‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 250 sur 251 · ACTE ni, SCENE VIJ. 4a · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE VIJ. 4a

Vaincu par la leireur , tout fléchit devant nout ■, Le perfide Drusus est tombé sous nos coups ; Et, lorsqu'Opimius à le venger s'apprête.

Nos amis enlevaient leur illustre conquête , Et criaient , en serrant ton fib entre leiu^ mains : « C'est t'euËint de Graccbus , c'est l'espoir de» Komains. »

gh&ccbus.

Que ne vous dois-je pas , citoyens magnanimes ?

FUl-TIUS.

Opimius frémit ; il a besoin de crimes.

Mous avons des soldats ; il a des assassins ,

Et je t'ai dévoilé ses sinistres desseins,

Déjà, réunissant leurs fureurs mercenaires.

Esclaves , affranchis , étrangers , et sicaires ,

Grossissaient à l'envi les forces du sénat ,

Et vendaient au consul notre sang et l'état.

Sans doute à la victoire il ne faut plus prétendre ;

Mais nous aurons du moins llionneiur de te défendre :

Le peuple que tu sers veut aussi te servir ; ''

Et , s'il ne peut plus vaincre , il peut encor mourir.

GRAccncs.

La mort est pour moi seul.

LiciniA.

Opimîos s'avftnce.

4ii6 CAIUS GRACCHUS.

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