‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 251 sur 251 · ACTE ni, SCÈNE VIII. {a · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE VIII. {a

GRACCHCS, A b tribuM. '

Patriciens , le ciel sera juge entre nous.

Tai voulu dans ce jour empèdher le carnage , Au point de vous livrer mon ^fant eovrnie 6Uge ; Tui tout fait , tout tenté^ pomr wnserver la paix ; Mais vous vouliez du sang , vous vouliez des forfaits. Vous , nés tous plébéiens , foulés par la noblesse , Citoyens , dont la rage , ou plutôt la faiblesse , A la voix du sénat vient poiu- m'assassiner , Puisf^'ou vous a trompés je dois vous pardonner- Mais vous, patriciens , comptez sur la vengeance ; Le peuple t6t ou tard reprendra sa puissance. Romains , ralliez-vous , rassemblez vos ilébris ; Les dieux s'adouciront , ils entendront vos cris : Ne désespérez point ; la liberté de Rome Ne dépendra jamaiè de la perte d'un hcnnme.

Viens , mon fils ; crains les dieux , cbéris l'humanité , Sois le soutien du peuple et de la liberté.

Je remets ce dépôt aux mains de Comélie.

Épouse , mère , enfant , pour qui j'aimais la vie , Ami tendre et fidèle , et tous peuple romain , Serrez-vous près de moi , j'e^K^ire en votre sein.

( n ae frappe. ) 7ULVICS, cokhélie, licibi^, le peuple, opiuios. Ciel!

(TouikaperioniiageB tombent aux piedsdeGrac<jiui, A l'exception d'Opimius.

cniCCHUS.

l'épai^e du sang. Dieux protecteurs du Tibre,

nign^Pdi-vGoOgle

4s8 CAIU5 GRACCHUS. SCÈNE TllI.

Tokâ mon dernier vceti ; que le petqde soit lilve !

(Délire.)

opixini.

n meurt , mais il triomphe , et je sens le remord. Qu'on liomme lilwe est grand au moment de sa mort!

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