‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 33 sur 251 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

AZillIRE, ipMt.

O ciel ! que vais-je apprendre ? , (Bavt.) Parlez.

D*iMBOISE.

DaDs TOtre cœur qui s'est laissé si^rendre »

La paix , k liberté doit renaitre en ce jour. Senties toas les deux , je sais trop que l'amour A de votre jeunesse égar^ l'imprudence ; n inspire toujours l'aveugle confiance :

Apprenez qu'à jamais vos coeors 5<Hit séparés ; La fortune entre vous mit des remparts sacrés. Un devoir étemel qu'il reconnaît lui-m£nie...

ÂZÉMIKE.

C'en est fait. Achevez ; il me hait î*

1^ d'amboise.

n vous aime.

n vous fuit cependant : montrez-vous aujourd'hui M^tresse de vons-méme et digue en tout de lui.

>,z£kiiib.

Heureuse par lui seul , toute sous son empire , Pour Taimer, pour lui plaire une amante respire; L'ingrat ! c'est à d^bî qu'il reconnaît ma loi I n a quelque devoir quî l'emporte sur moi !

Il veut me fiiir ! qu'il parte ; il faut bien me soumettre : C'est l'arrêt de ma mort j il n'en sait rien peot-èlre. Mais ra-t41 pronoucé ? m'a-t-il pu condamner ? Le croyez-Tods enfin , qu'il m'ose abaDdosner ? Courez , rendez-le-moi ; ramenés.. . je m'égare.

58 AZEMIRE.

Vous voyeï mes tourmens , Je vous les dois , barbare : Vous avez tout conduit. Qui P vous me secourir ! Vous ! je ne' prétebds pas, seigneur, vous attendrir ; Je sais qu'à ma douleur vos yeux trouvent des cbarmes ^ Qu'en m'apportaut la mort , que témoin de mes larmes, Votre cœur les méprise , et , se fermant au œieq , Regarde avec, hon'eur ce qui n'est;pAs cbrétien. Ainsi le veut sans doute ub impl^oahU maître ; Votre Dieu voua- défend. . .

dVxboise.

Sacbéz mieux le connaître.

Sa gloire et non la haine alluma le. flambeau Qui dirige nos pas et marche à son tombeau.

D'im trépas étemel son trépas nous délivre , Et sa loi me prescrit de l'aimer, de le. suivre , , Soldat , vainqueur sous lui , de ne le point trahir, D'abbon'cr votre culte'et nuit de vousVkaïr.

Vous ne m'entendez pas d'une vertu sauvage A^cter devant yous le fastueux langage.

Français et chevalier je ressens vos douleurs. Et mon cœur ne sait pas insulter à des pleurs. . Laissez de vos chagrins éclater la fiiiblesse, Elle est trop excusable et n'a ri^i qui me blesse; D'un héros qui vous aime i) faut vous séparer^ Ne vous contraignez pf^, c'est l'instaot de .pleurer: Pleurez; mais imitez l'exemple, de Tucenne.

Jaloux de son pouvoir, l'amour cède avec peine; Mais (et ne puî»-je enfin vous en persiuderP). Il est des loif, madame, à qui tout doit céder-

nign^Pdi-vGoOgle

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