D'AMBOISE, TURENNE
Etx lûen , de ton départ la. i;eige est^Ue imtnùte ? ,
XDRXITÏIE. ■. . i . .
Elle ignore tout.
, d'ai^boi».
Ci«ïî, ■ .„ , '■ ■ "i . ,
' TURENBÉ.
Tu règl^ ma conduite ; '.
Ecoute-moi , d'Âmboise , et ne t'alarme pas. A l'instant, s'il le faut, je marolie sur tes .pas, Et quels (jue soient enfin les attraits d'Azémire , C'est un camp désormais, c'est la guerre où j'aspire. Ce barbare lui seul eût décidé mou cœur ; Mais toi , de mon devoir adoucis la rigueur.
De cet aiTr^x départ porte-lui la nouvelle ; Puisse encor ta pitié la rendre moins cruelle \
d'auboise.
Tu veux que je lui paï-le., et j'y dois consentir;.
TVttEIJnE.
Et moi, dès ce moment, je suis prêt à partir. Tu verras qu'aux lauriers je puis encor prétendre , . Que je n'ai point changé. , . ,
d'auboise.
Je me plais à t'enteudre.
Cotnlnen de mes efforts je bénis le succès , Et combien tons nos* diefs vtmt être satis&ib ! Surtout du vieux Raymond tu comUes l'espérance ; n t'aime , il a souvent r^retté ton absence ; Q pleurait cet amour qui souillant tes lauriers Enlevait un modèle k nos jeunes guerriers :
Mais eux ! tu vas les voir et tu vas les entendre. Eux ! cet emploi si cher à mon amitié tendre , Montaigu , Châtillon , tous le voulaient remplir ; Au-devant de nos pas tu les verras courir, Ils vont féliciter la main qui te ramène :
Trop beureux en eÉFet de leur oflrir Turenne , Délivré de sa bonté et marchant aux saints lieux , Turenne digne encor de ses nobles aïeux , Digne encor d'arracher aux mains de l'infidèle Son Dieu , Jérusalem , et la tombe immortelle , Digne encor de ce nom qm doit être à jamais Le bouclier du tr6ne et l'honneur des Français. On vient, c'est Azémire ; ôte-toi de sa vue.