‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 37 sur 251 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Moi ! je TOUS si trompée ! et pouvez-TOiu-, madame , ; Pouve^-vous à ce point méconnaître mon ame ?

Vivre en vous adorant m'était un sort bien doux > Mais il me faut motuir et mourir loin de tous. R^ez , oublieir^uoï. C'est vous que j'en atteste. Vous, ma religion , une gloire ûineste ; Je vous aime ; et je cours remplir l'ordre du ci^. Rester m'est impossible.

AZÉHIRE.

Et c'est aimer, crud !

Cest aimer ! Quand on aime il n'est rien d'impossible , Et la haine vaut mieux que cet amour paisible. Que les vœux désormais se rassemblent sur moi , Amis, gloire, parens, je serai tout pour toi. Moi , r^ner P laîsse-là mes sujets , ma couronne : Tu prélpnds loin de toi m'exiler stu- un trône \ Se n'en veux plus. Tu cours aux. tentes des cbrédcns ; Voici ta route , allons, mes pas suiyroiu les tiens. Ta m'ai;mes> c'est as^ez. Française ou syrienne.,. Dans ces lieux, dans ton can^, mnsulmane ou chrétienne , Reine , esclave , il n'importe. Jih ï, soQge que pour moi Le trône , le bonheur, l'univers n'est que toi. Tu comUes tous les T<eux de mon âme enBammée ; Azémife en t'aimant ne veut rien qu'être aimée. Viens.

TirnEKHE. ,

' Jusqu'où vos désirs se vontrils égarer ?

Madame , .à c«t espoir cessez de yam.livreir.

nign^Pdi-vGoOgle

6s . AZËMIRE.

Qui , TOUS ? suivre mes pas ! Non , voua seriez coupable.

Et de vous avilir Tureune est incapable.

Les auteb de mon Dien que vous méconnaissez , -

D'un dommage imposteur seraient trop courroncés.

Pardonnez ; vous l'avez outragé dès l'enfance ;

Moi-même en vous aimant' je sens que je l'ofiènse.

Quittez après cela votre loi ,' votre conr; '

Recevra-t-il des vœux qu'aura dictés f amour?

Non, non, madame, il ùt\A... - > -

IZÉHIRE.

11 faut que ta me fuies !

, . , .'iTllEBIIME. ,

Axémire, on a va des amantes tn^ed,' On a -vu des ingrats, d'iui beau destin las^ , Institer aux sermens qu'ils avaient prononcés, Dâaissér une amante , et , pom' comble d'injure , Allée nourrir loin d'elle une flamme pai^ure. Mais sb'v*îr Tun à'IVutre arrachés ma^ré Bôi; ' ' Maisrorapre ses liens sans dégager sa foi," " ■■ ■ Mais firir eh TadoràiitHriol^feC plein de channesy ■ Mai» retrouver partout sa pÉésenitè et ses larlfles! ' ' Quel effroyable sort s'appesantit surntms f En causant vos totimléns je souffre plus qUë'ilonBi Ne Die retenez plus. Dienm'app^êeT'me^iide;-' Diea m'attend. ' ' '■ ' ■ ■

AziMIKE.

Tu le veux , eb bien , fiiis-moi , perfide.

Surtout vante-moi bien toh héroïque eSoH ',",■'- Tu crois servir le ci^ eh me donnant la iHort : .

nign^Pdi-vGoOgle

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