‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 38 sur 251 · ACTE IV, SCÈNE VU. 6j · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VU. 6j

Le ciel de tes fureurs ne peut k\re complice « Sous les murs de Sion il me doit ton supplice': '. Va , ti-emble d'invoquer au jour de ton trépas Azémire qui t'aime, et ne t'entendra pas.' (*) Tu veux m'abandonnerP eh ! comment ymlnnÎTre ? Tu peux rester, cruel ,. si je ne peux te suivre. Par nos feux mutuels , par le plus doux lien , Par ces pleurs , àujourd'hiû je n'ai plus d'antre bien , Dépouille en ce'momènt une ame injusteet duré'; ' ' Ah! ton Dieu! quelqu'îlsoi£,jdoit venger le pai^ure. Chrétiens, princes, suietsirritéscontremoij J'ai tout bravé , Tùrenne , et tout bravé ixïûr toi. Mon aceptre , ma co'ùrbime à toi seul asservie , Cet orgueil , ces Jionneurs , cet éclat de ina vie , La pudeur que je crus pouvoir toiijours ché;rii|, , . Imprudente ! pour toi quai^d j'ai pu les trahir. Tu pars; etloin'de't6i','tà raatheurèuse.ain^nt;é^ Loin de toi sur ces Bords tu la laissés mourante ! [ ,'

(*} Le morceau tuivant est tmit^ du quatrième livra ds nÉnéide :

< Meoe f ups ? per ego la* ktrinltu dextraiiHine tuam , te,

> Quaodo aliudmilii jain miura nihilijpn TCliqui, . <■

■ Per coimnbia Dostra , per inceptoa hymenxoa ,

> Si betie quid de te meruj , .f^i.^ ^ t tibi qaidqiuun

■ Dolce meum : miseirerE domOs UbeatiB j et istam, » Ofo , ti qHÙ^adidic |pmi4Us'locu« , eiue mentem.

> Tepr9^terL4}>yc^gentfa,Kcv]Ui4>"nqueXjnuim ., ., .■ B OderCj infensiTyrii,: te propteiieuniflfiii , ,

B Eitmctùs pudor, et qui «dSsiderBadlbam, '' '

a Famaprior : cui.niQinoriliuiiilainâAcriilieipeiF» ' :>'

nign^Pdi-vGoOgle

TUKEITiIe.

D'Âmboise ! ■

IZÉNIRE.

Je le vpîs, ton coeur est a^té :

II ne reii£erme .poim tant d'inhnmitiùté.

TtlREMWE.

Laissez-moi j de vos pleurs j'ai peine à me déiraidre , Et déjà mon devoir ne se &it plus entendi«.

Prends aussi , prends mes jours , si tu fiiis loin de nu Ils me sont odieux , ils ne sont plus à toi.

Va retrouver Bouillon ; du Siing de ton amante , Va , cours à tes chrétiens oÛrir ta main lumante. Dis-leur : Tai pu la voir san^ me laisser fléchir, Tremblante k mes genoux , pletirer, prier, gémir. Dis-leur : Elle n'est plus , et j'ai tranché sa vie ; Comblé de ses bienfaits , chrétiens, je Taipunie^ - J'ai mépn$é.s££4ileius.» clétait jwu dujnépriaj Elle m'idolâtrait , sa mort en est le prix.

THEEKHE.

Ciel!

Tù fréniis ! Tnrfinne. "J'

■■ ','■', i'pKEWKE.' " " ■

O ma dière Âzénïre !

Sur le cœtiij^di'iin amant tu connais ton empire. Et je te fuirais ! jnoi ! qui , moi l'abandonner ! La France et les chrétiens ont beau me l'ordonna*.

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