‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 43 sur 251 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Qu^ ne peut met. chrétiens eftci:1£erf)a 8anun«. .i: il'

p'amboise.

D'an inutile espoir vous vous £Uuez , Q^diune,

AZtMltlK. ' '

Qu'entends-je ?

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n a feUu forcer sa volonté'; ' ' "' n osait de son Dieu braver l'autorité.

Iz^Mitp. ;■■ . - ■,";;: ^,

Quoi , seigneur, A nié ftnr ^ous ConsChMa eftcdtt? ' ' Vous me quittez! ' , ■ i, i ■ r-

■ D'ftM'BDiaE', ,

QuH parte , ou (ju'iï se déshonoré.

Choisissez.

Malheureuse ' ah ! tout m'est eplevé.

fi'AMBOISB.-

"Pour les plus grands destins Turenne est réservé. Faut-il que mon ami , foulant aux pieds la gloire , Perde en de vains soupirs sa vie et sa mémoire ? Et comment pquvez-vojis re|)rocher à son cœur D'ouhlier des sermeos qu'a dpmentîs l'honneur ? , n n'a pas dû choisir.le temps de votre absence , Partir en vous trompant : cet excès de prudence Est d'un amant perfide , et non d'un chevalier Que l'oubli du devoir peut seul humilier.

Contemplez d'vtn œil ferme un départ nécessaire.

nign^Pdi-vGoOgle

Eb ! s'il ne Vagissait qoe d'un guerrier vu^re , Exempt de repentir, ignorant la vertu , Mon zèle en un seul jour tant de fois combattu , Pourrait Tabandonner aux Tengeaiu;es câestes , Et d'un courage étant ne plus chercber les restes. C'est un béros : je dois lui rendre son destin ; C'est mon ami , madame ; et j'ai [ffomîs enfin. L'amitié contrevous lui servira d'aide.

Excusez ce discours peut-être ou peu rigide ; Vous cbercbez dans ses yeux na langage plus doux , Vous m'écoutez à peine ; et que prétendez-vous ? Dans un projet honteux votre eme est aflèrmie ; D vous aime et ne peut vous consacrer sa vie : Entre vous deux , madame , est-41 quelque ben ? Vous êtes musulmane , et Turenne-est cbrétien.

Oui , de tant de mod& je conçois l'importance : Son silence a déjà prononcé ma sentence.

Turenne , je croyais, et pouvais-je en douter ? Que jamais votre amour n'oserait me quitter.

Jusqu'au dernier moment je me suis abusée.

Allez -, mon espérance est enfin épuisée :

Allez. Votre bonbeur n'est plus auprès de moi ; Je reçois vos adieux , je vous rends votre foi. Remplissez d'un héros la noble desdnée ; Et moi , r^e sans gloire , amante infortunée , Je traînerai le cours de mes longues douleurs : N'irritez point le ciel qui condamne vos pleurs . Avant que loin d'ici vous cherchiez la victoire , Sur ces remparts sanglans craignez une autre gloire.

nign^Pdi-vGoOgle

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