‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 47 sur 251 · SCÈNE .V · texte numérisé non relu

SCÈNE .V

LES «ÊMB», SOLIMAN, NARSÈS, soldats.

SOLIMAir.

Aux champs d'honneur, madame, il est tempsdemerendre-, D'autres sont màiiltenant chargés de Vous défendre. Vous ne me verrez plire. Tandis que sur mes pas Narsès et mes guerriers vont chercha' les combats, Turenne...

AZÉMimE.

n est parti.

SOLIMÀH:

Quoi! madame... ô Ikiblesse!

nign^Pdi-vGoOgle

Mais je me suis promis de vaincre ma tendresse j

n suffit. Soliman, détrompé de ses feux,

Ne s'abaissera point i des retours honteux.

Un chrétien a séduit votre ame infortunée \

Le cruel! je vous vois plaintive, abandonnée :

Je le hais encor plu3. Il a pu vous trahir !

Vous n'avez plus d'appui : je veux vous en servir ;

Et si votre dépit demande une vengeance,

Plus d'amour, plus d'hjmen , et plus de récompense :

Mais enfin de med coups rien ne le peut sauver,

Et , sa tète à la main , je viens vous retrouver.

AZÉMIKE.

Qu'il vive. Ahl contre lui ne portez point vos armes.

Et vous... TOUS le témoin de mes dernières larmes ,

Gouvernez mes états, régnez sur mes sujets;

Je demande pour eux vos exploits, vos bienfaits;

Régnez, et puissiez-vous reconquérir l'Asie!

J'ai trahi ses destins, j'aimais, je suis punie.

" (Ella le frappe.) SOLIUIH.

Qu'ai-je vu ?

kZtUltit.

Dieu puissant, Dieu de l'Asie, ou toi, S'il est vrai qu'aujourd'hui ta main pèse sur moi , Dieu des chrétiens, punis l'ingrat qui m'abandonne : Qu'il entende partout... Mais non, je lui pardonne. Pour prix de mon trépas je ne veux obtenir Qu'un peu de son amour et de son souvenir.

Qui , moi ! le détester ! ne le crois point , Turenne ; £n prononçant ton nom je ne sens plus ma haine :

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