‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 54 sur 251 · CHARLES, CATHERINE · texte numérisé non relu

CHARLES, CATHERINE

CATHERIHE. ^

XVXoH fils, ce coup d'état nous est trtfp oécessaîre.

Mais le jour de U paix!

CATBEMNE.

La croyez-rous sincère?

CHAULES.

Immoler tout un penpie!

CATHBHinE.

n s'a^t de régner.

CBAHLBS.

Cet effi-oyaUe «oup peut du moins «'âoigner.

nign^Pdi-vGoOgle

ia6 CHARLES IX.

CATHEniKE. .

Frappons cette nuit même.

Ah! ma pitié l'emporte.

CATBEKIIIE.

Voua aviez consenti.

CHAULES.

Je le sais, mais n'importe. Ce n'était point, madame, à l'instant de ftapper; Je m'essayais moi-même, et j'osais me tromper-. Je m'abusais, vous dis-je -,(1 n'est plus temps de feindre. Je' me croyais plus fort. Mais qu'avons-nous à craindre? Ne précipitons rien : je veux que les esprits , Egarés tant de. fois, soient toujours plus aigris. Que la paix soit encore , ou ^aine ou peu durable , Que des cbeis protestans l'ambidou coupable De la France à mes yeux prétende disposer :

ISlais n'avons-nous enfin rien à leur opposer? S dans le fond du cœur ils sont encor rebelles , Ceux qui m'ont défendu , ceux qui me sont fîd^s , Mes amis...

CATHEKIKE.

n faut bien vous éclairer, mon fils :

Vous ignorez encor qu'un roi i^ point d'amis. Je vous donne , il est vrai , des lumières fatales : Mais de vingt nations parcourez les annales -,, Vous trouverez partout d'infidèles sujets, Rampant et frémissant hova le joug des bienfaits , Ardens à trafiquer de la honte et du crime ,

nign^Pdi-vGoOglc

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