‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 60 sur 251 · ACTE II, SCÈNE III. iBg · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III. iBg

]> Toix du préfn^ se fidt moins éconter ; L'esprit humain s'éclaire ; il connnence à douter' : C'est aux dècles ftiturs de consommer l'ouvrage. Quelque jour nos Français , si grands par le i^urage » Exempts du fanatisme et des dissentions, Pourront servir en tout d'exemple aux naâons.

Si tels sont, Coligni, vos désirs magnaoimes,

Si ces nobles projets , ces scntimens soblimea

Soutenaient votre espoir an milieu des combats^

Quel ascendant funeste a retenu vps pas

Sous des drapeaux francs qui copiliattaient. la Froace?

Ah ! souvent j'ai maudit jusqu'à votre vaillance. .

Votre nom tous les jour» arrivait jusqu'à, jtnoi,i

Prononcé par la haine et le puj>lic çSroi.

hes pleurs de mes sujets.empoi5(pinaieo,l,,ma vie ;

Fatigué de grandeurs, tel inspire l'enyiq,

Dont les secreis enn\iis méritant, U.,pijj4-. .'■ ' ■

Qu'importe le pouvoir. sans la douce aiaitià?) :■:■

Coligni, si mon cœur avait su v-ous caoir^îfxfii

Ce cœur infortuné le sentirait peut-être ;

Près de vos cheveux blancs elle aurait pu remplir

Mes inutiles jours perdus à 'vôuahàïr. ' '

Que n'avez-voua franchi la barrière iïlopcft-iuttfe " ' ' '

Qui du sort d'un héros séparait ma fcrtunoi ' ■

Ou'aisément mon coarroui eût été déMrMé! ' ' ■ "

COLIGNI

Ce palais, votre cœur, tout nous était fermé. Excusez ma franchise à la cour étraûgèW;' '

nign^Pdi-vGoOgle

Voiu n'en redonte, poi„ fe Ij„,^ ^j„.

Eh Men, jonftpz enoor «n «vil gënëreni :

De loi» çem <pie miwpi™ en ee nument heiinn, ,

A ïCM, à Tou» Eut, mon JinmemeM «B«4r«,

Ce sera le dernier, maù le |>]ju néeesuiie.

Sire , on «WM a tfpmpé ; »oi Miu incoaitana ,

Scella prexpe lonjonu du aan; dei protesMM ,

Ont annonce chei Toiu un cœur fciUe et moUk ,

Dont ponmlt abuier quelque imposteur habile.

EvitCi les malheun des rois trop complaisans;

Ke laissa» point sans cesse au gré des courtisans

Efrer de main en main l'autorité suprême ;

Ne etojei que votre eme , et régnei par rom-méme ;

Et si de. VM sujets voua desirez l'amour,

Soyez roi de la FrBioe et non de votre cour.

Que sous de justes loU le peuple enfin respire :

n bit par sas tpavaui l'&Jat de votre empire ,

n cultive nos champs , il défend nos remparts ;

filais un voile ennemi vous cache â ses regards;

Mai», tandis qn'B se plaint, son monanpu; sommeille.

Et ses cris rarement wnt jusqu'i votre oreille.

Hini.ES. .

Croyez que dormais ils seront 4mWé» :

Je saurai jmVf9 un terme i nos oaJaniittSa.

Allez; i vos amis portez-en la nouvelle.

Garde» cette twiotise et ne venwgii zile.

IWpter par vos avis est mon vœu le plus doux.

çoLion).

Le mien est de. f^oimr pour le peHpJç .et poar voi».

n,gN.PdNGOOgle

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