‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 65 sur 251 · ACTE ni, SCÈPÏEÏ. i · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈPÏEÏ. i

Elle est dans la justice et dans la bienfaisance. De quel droit des mortek , paiiant au nom des deux , Nous impogeraïenl>-ils un joug religieux P Comment déterminer la borne des ptiBsées ?

N'allez pas recourir À. des lois insensées Qu'une ignorante haine a pu seule établir :

Loin de les réclamer, o'n doit les abolir.

LORRAIKE.

Ce n'est pas là du moins ce que le roi veut faire *, U a mieux profité des leçons de sa mère :

Tous deux sont fatigués de nos dissenùons , Et je crois être sûr de leurs intentions.

Le roi peut ce qu'il veut.

l'bôtitâl.

Quelle horriMe maxime!

C'est ainsi qu'un monarque est traîné dans l'abime-. £n Cbarles vous croyait.... Juste piel! j'en frémis! Quoi ! de leur liberté lâchement ennemis , Je verrai les Français, martyrs du fanaUsme, Entre les mains des rois placer le despoUsme t Non , non j connaissez mieux leur puissance et nos droits-: Nous sommes leurs sujets , ils sont sujets des lois. n est, il est, nionsiew, de ces princes sinistres, Destructeurs d'un pouvoir dont ils sout les ministres: Mais lorsque tout à coup dissipant leurs flatteurs i. Faisant évanouir les songes corrupteurs , lie jonr est arriyé , le joor de la vengeance Qui sous la main de Dieu va mettre leur pttissance , Un éternel af&ont les attend au tsrcaeîl ; .

nign^Pdi-vGoOgle

rSo CHARLES IX.

L'horrible solitucle accompagne le deuU ; Et souvent en secret, sous de lugubres marques , I>es peuples ont béni le trépas des monarques. Ne cachez point au roi que parmi ses ajeux Il est des noms sacrés et des noms odieux.

Louis neuf à jamais laisse un modèle auguste ; 11 fut brave et jùeux , et surtout il ftit juste. Ses fautes sont du temps , ses vertus sont de lui : La voix du monde entier le révère aujourd'hui. Le fils de Charles sept n'aima que les supplices : Il redoutait son peuple et jusqu'à ses comjJices ; Fils et sujet rebelle , et roi dénatiu^ , Il vécut, de flatteurs, de bourreaux entouré; Sa sombre tyrannie entassait les victimes, Et des prisons d'état il peuplait les alarmes. Il fut craint j mais l'histoire a dans tout l'avenir De haine et de mépris chargé son souvenir.

LOSKtinE.

Oui, ce discours, sans doute, est un élan sublime : On reconnaît toujours Tespiit qui vous anime , Cet oi^eîl de sagesse et ce langage outré D'un fougueux magistrat par le zèle égaré , Qui , résistant au fils et jii^ant les ancêtres. Ose usurper le droit de condamner ses'maltres. Finissons *. mais je veux ne vous d^uiser riea ; Le crédit qui vous reste est peut être le mien ; Enfin vous me devez votre fortune entière ; Et lorsque Médicis , exauçant ma prière , Kemit sous le feu roi les sceaux entre vos mains. Je suis , disais-je alors , garant de ses desseins ;

nign^Pdi-vGoOglc

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