ACTE IV, SCÈWE IV
Us ont tous entendu votre auguste promesse.
Mais un piège nouveau vient de m'ëtre annoncé; D'homicides clameurs m'ont déjà menacé :
On invente à plaisir un crime imaginaire; Au sein de votre cour une main sanguinaire Déjà , dit-on, s'appçèie au plus Uche attentat, | . / Et veut par un seul coup renverser tout l'état. )
n s'agit de frapper...
Qm donc ?
coLieni. ■ Votre
CHAULES.
Quel est le criminel ?
COLIGHI.
C'est moi que l'on soupçonne.
D'habiles courtisans ont répandu ces bruits ; Bs veulent par ma mort en recueillir les fruits -. Je sais queb ennemis pensent ternir ma gloire , Et je frémis... pour voiJl, si voua daignez les croire.
CBlRLES.
Moi ! je les croirais !
GOLicni.
Non ; j'ose au moins l'espérer.
Devant vous cependant je dois leur déclarer Que, depuis trop long-temps en butte à leur fîirie, Je défendrai contre eux et ma gloire et ma vie. Je n'ai pas pcétondu céder par mt traité Le droit de m'égoi^er avec impunité.
CATHEKIBE.
Ud monarque , un ami veille à votre d^ftnue i Il s'attendait geutrétre k plus de confiance.
COI.IGSI.
Vous le voyez assez ; mon coeor se fie au nen , Puisque je viens , ma^iine , implorer son sootieil.
Paris, ce liouvre même est-il un sûr asile?
On poursuit Colignî, Maurevel est tranquille. Ne peut-OQ découvrir cette puissante main Qui sous les yetcc du roi prot^e on asssasin ? Pourquoi les tribunaux, fermés à la justice, Tendent-ils au coupable une ë^de pr<^iee ?
Aurait-on commandé le silence des lois?
Quand j'ai lié mon sort à celui des Valois, Mon ame à tant d'horreurs n'était point, résiliée. Quoi ! c'est dans le jour même où la paix est signée Qu'on entend retentir des cris séditieus !
Et moi , dc' nos bourreaus coifplïce officieux , Contre on nœud que semblait commander la patrie, De mes £ers compagnons j'échangerais la vie!
Ah! plutôt de l'hymen éteignons les flambeaux. Si la haine conspire et rouvre les tombeaux , Si l'on n'a prononcé qu'un serment sacrilège, Si la paix est un \evc , A l'hymen est un ^égâ , Imposez donc ^Heace k ceA cfidntB cliiliii(eEf ; liaissezJà ces apprêts , ces festios solénmèls ; Al^urez vos traités , là guerre est moiiis ftnèste. Nous , d'un sang généreux vendons cher ce qui reste ;
nign^Pdi-vGoOglc