‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 82 sur 251 · ACTE IV, SCÈNE IV. ijS · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV. ijS

Têaâs déjà fomeux quand tous n'existiez pas.

• GUISE-

Le soupçon ne confient qu'à des âmes ùmides.

COLIGNl.

n faut Hen malgré soi soupçonner des perfides.

GCISE.

Quant & moi , je ne vois qu'un traître dans ces lieux.

COLIGNl.

D en est deux ponrtant qui s'ofirent à mes yeux : Ce coup n'a point rempli leur cruelle espérance.

crisE. .

Celui qui Ta porté voulut venger la France.

Guiae!

COLIGBI.

Âh ! du meurtrier l'on a conduit la main.

G tri SE.

coLielp- Vous pourriez le dire. ^

OOISE.

Expliquez-vous enfin.

Co'lIGSI.

Vous.

aoisB.

^ Ce fer i l'instant...

nign^Pdi-vGoOgle

Cruel ! qu'osez-Tgns faire?

COLICÇI.

Je t'attends.

auisE.

Coligni , je vengerai mon pire.

Calmez-vous , amiral ; vous , Guise , respectez Un vieillard , ma présence , et la foi des traités.

COLIGHt.

Vous ne punirez pas cet excès d'insolence ?

* ca'thehiiie.

Demain l'ambitieux gardera le silence : Vous n'aurez point formé des aouhaits superflus , Et de vos ennemis vous ne vous plaindrez plus.

COLIGHI.

Âdiea, sire. Excusez ma sombre défiance, Ce fruit amer de l'âge et de l'expérience.

Que votre coeur m'écoi^ : îl e^nble que ma vois Se fait entendre à vous pour la denûtne ;fbis. Le tr6ne où vous régnez est entouré de pièges , De guerriers assassins, de prêtres sacrilèges. Songez qu'ils rédMaatent pour soumettre les coeurs Le secotu^ des bourreaux et des inquisiteurs ^ Songez qu'à tous leurs pas la trahison préside : Ces discours menaçans. . . ce silence homicide , Sont le gage assuré du malheur des Fcançais :

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